BHP Billiton va réduire de 35% les droits à primes de son équipe dirigeante
Les mauvais résultats annoncés la semaine dernière par BHP Billiton ne seront pas sans conséquence sur les bonus de son équipe dirigeante, dont les règles avaient été définies en 2008 dans un plan de rémunération à long terme. Le comité des rémunérations, qui dispose d’un pouvoir discrétionnaire en la matière, a en effet décidé «de réduire de 35% les droits à primes acquis par l’ensemble des membres du comité de direction». Cette diminution des droits à primes, qui correspond à une valeur de marché d’environ 24 millions de dollars, reflète les difficultés du secteur et la baisse de 9,4% de la rémunération totale versée aux actionnaires du groupe sur une période de 5 ans finissant au 30 juin 2013.
Le groupe anglo-australien précise que la baisse de rémunération de ses actionnaires sur la période «est largement inférieure à la chute de 44% de la rémunération des actionnaires calculée sur un panier de sociétés minières de référence». Cette surperformance relative aurait dû permettre à ses dirigeants de recevoir l’intégralité de leurs droits acquis («full vesting»). Mais le comité des rémunérations a jugé important «de traiter de manière plus équitable les actionnaires et les cadres dirigeants du groupe», en tenant également compte de la rémunération globale de ces derniers.
Le nouveau directeur général, Andrew Mackenzie, aurait dû bénéficier de droits à primes portant sur 450.964 options. Outre la réduction de 35% de ces droits, il a volontairement renoncé à 50.000 options supplémentaires. Il recevra donc finalement 243.126 options, sous forme de 211.795 actions ordinaires et d’un versement en numéraire représentant 31.331 unités d’actions fictives («phantom awards»).
Cette modération est cohérente avec la rémunération de base qui lui est versée, revue à la baisse par rapport à celle de son prédécesseur. Arrivé à la tête du groupe en mai dernier, Andrew Mackenzie recevra en effet un salaire de base de 1,7 million de dollars au cours de l’exercice finissant au 30 juin 2014, soit 8% de moins que le montant de 1,85 million versé à Marius Kloppers en 2007, au moment où ce dernier prenait ses fonctions. Le groupe communiquera plus de détails sur l’évolution de sa politique de rémunération le mois prochain, lors de la parution de son rapport annuel pour l’exercice clos le 30 juin dernier.
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