Bercy prolonge le contrôle renforcé des investissements étrangers
Le durcissement de la procédure de contrôle des investissements étrangers dans les secteurs stratégiques en France instauré pendant la crise sanitaire et prolongé l’an dernier va de nouveau être prorogé, a annoncé jeudi le ministre de l’Economie et des Finances, Bruno Le Maire.
Le seuil de détention déclenchant le contrôle de certaines opérations étrangères sur des sociétés cotées - avec un potentiel veto de Bercy - avait été abaissé au printemps 2020, passant à 10% contre 25% auparavant, pour éviter que la fragilisation de certaines entreprises françaises ne les expose à des OPA hostiles. Cette mesure avait déjà été prolongée jusqu'à la fin 2021, puis jusqu'à fin 2022.
Seuil de 10%
«Au 31 décembre 2022, nous devions revenir à 25%, nous maintiendrons le seuil à 10% pour mieux protéger nos entreprises, mieux protéger nos technologies et garantir notre souveraineté industrielle», a dit Bruno Le Maire sur Sud Radio.
Pour le ministre, cette prolongation d’un an, jusqu’au 31 décembre 2023, constitue un «signal supplémentaire (de la) détermination» du gouvernement «à rentrer dans cette nouvelle politique industrielle qui défend mieux nos intérêts», par exemple face aux subventions massives aux entreprises prévues par la loi américaine dite Inflation Reduction Act (IRA), promulguée mi-août par le président Joe Biden.
Plus d'articles du même thème
-
Le nombre de défaillances s’installe sur un plateau élevé
Le rythme de croissance des faillites en France s’essouffle, mais le tissu économique est fragilisé, pointe Altares. -
Danfoss réussit une émission obligataire malgré la cyberattaque en France
Plusieurs distributeurs français, dont Intermarché et Super U, ont été victimes d’une cyberattaque ayant provoqué le dysfonctionnement des systèmes de refroidissement, gérés par le danois Danfoss, et d’importantes pertes. La société a émis 500 millions d’euros d’obligations pour refinancer une acquisition. -
L'Etat va se renforcer au capital d'Eramet pour en devenir le premier actionnaire
A l'occasion d'une augmentation de capital de 500 millions d'euros, l'Etat va monter au capital d'Eramet à hauteur de sa participation et à hauteur de droits préférentiels de souscription acquis auprès de la holding de la famille Duval.
ETF à la Une
BlackRock veut ajouter une catégorie de parts ETF à cinq fonds actifs
- Worldline s'assure une place dans la course à l'agentique
- La France a encore des raisons de croire en son économie
- Les banques européennes chutent avec le rebond des taux souverains
- Danfoss réussit une émission obligataire malgré la cyberattaque en France
- Les banques françaises ne savent pas parler aux femmes
Contenu de nos partenaires
-
Opération séductionPrésidentielle : à la conquête de la Gen Z
Le mouvement lycéen a fait irruption dans la campagne, plaçant la jeunesse au cœur du débat. Le défi est de séduire une génération plurielle, revendicative et marquée par une forte abstention -
EditorialBudget 2027 : en finir avec le simulacre
Ce simulacre tournera-t-il au massacre ? Eviter le krach financier est désormais l'unique ambition de Matignon. A raison -
Chevalier blancPourquoi l'Etat monte au capital du groupe minier Eramet
L'Agence des participations de l'Etat (APE) va devenir premier actionnaire du groupe minier à l'occasion de sa prochaine augmentation de capital