Barclays se prépare à être majoritaire dans le capital du volailler Doux
La banque britannique Barclays est sur le point d’avaler Doux, ex-leader européen de la volaille. «La transformation de la dette de Doux vis-à-vis de Barclays en capital à hauteur de 80% devrait être actée le 10 septembre», a déclaré à Reuters Raymond Gouiffes, délégué CGT, en marge d’un Comité central d’entreprise (CCE) au siège de la société à Châteaulin, dans le Finistère. Ce dernier a précisé qu’un mandataire de la banque britannique, Arnaud Marion, avait désormais rejoint l'équipe dirigeante de l’entreprise. Un de ses confrères de la CFDT a évoqué pour sa part une date située entre le 5 et le 10 septembre pour la conversion de la créance de Barclays.
Ployant sous l’endettement, avec des engagements bancaires de 140 millions d’euros vis-à-vis de Barclays, Doux a été placé en redressement judiciaire le 1er juin. Le groupe suit désormais une procédure en deux parties. Le tribunal de commerce de Quimper a accordé le 1er août une prolongation de la période d’observation jusqu’au 30 novembre en ce qui concerne les branches poulets congelés et produits élaborés de l’entreprise.
La branche des poulets frais, forte de 1.700 employés (sur un total de 4.100), a en revanche été placée en liquidation judiciaire. Les différents sites de cette activité ont suscité cinq offres de reprise, émanant de Duc, Glon Sanders (filiale de Sofiproteol) associé à Duc, LDC, Tallec et Axereal. Selon Reuters, une sixième offre, venant d’une société aux capitaux iraniens mais dont la viabilité juridique n’a pas été finalisée, a été déposée pour le site de Graincourt, dans le Pas-de-Calais.
Le tribunal doit se pencher sur ces propositions le 5 septembre. De 1.000 à 1.200 emplois pourraient être supprimés. Les repreneurs potentiels seront reçus la semaine prochaine par les ministres de l’Agriculture et de l’Agroalimentaire afin d'étudier une amélioration de leurs offres. Ils ont jusqu’au 31 août pour le faire.
L’objectif des syndicats au cours de ce CCE était d’obtenir des garanties sur la dotation financière du plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) dans le cadre de la liquidation du pôle frais. Ils ont finalement obtenu l’assurance d’une enveloppe de 2 millions d’euros.
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