Avec au moins trois femmes, les conseils d’administration seraient plus performants
Comment accélérer l’accès des femmes aux conseils administration ? » Tel est le défi auquel tendront de répondre ce matin les membres de l’Institut français des administrateurs (IFA). Une étude, menée conjointement par l’Observatoire sur la responsabilité sociétale des entreprises (Orse), EuropeanPWN (Association european professional women’s network) et l’IFA, vient répondre aux interrogations du marché « sur le cadre d’une éventuelle réglementation et qui instaurerait un quota de représentation des femmes aux conseils d’administration».
Des pays ont déjà légiféré sur la question. En Espagne, la composition des conseils doit équilibrée à partir de 2015. En Norvège, les conseils doivent compter 40 % de femmes depuis 2008. Au Québec, la parité est prévue à compter de fin 2011.
« Fait trop souvent oublié, les investisseurs et les gérants prônent également la diversité des conseils, rappelle François Fatoux, délégué général de l’Orse. Les obstacles à l’accès des femmes au conseil peuvent être facilement dépassés, pas tant par des mesures législatives que par des actions volontaristes, à l’instar de la création de viviers de compétences ».
Toutefois, pour arriver à un véritable changement, le nombre de trois femmes semble le seuil critique de représentativité différenciée pour une meilleure performance. D’ailleurs, des études ont déjà constaté que le leadership féminin est vecteur de performance financière.
« Il paraît irréversible que les carrières de femmes à haut niveau se banalisent et que la période de transition actuelle soit rapidement relayée par des modes de cooptation correspondant aux meilleurs pratiques internationales », conclut l’étude.
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