Atos veut valoriser sa filiale Worldline en l’introduisant en Bourse en 2014
Worldline, l’activité d’Atos spécialisée dans les systèmes de paiement électronique, va un peu plus gagner en indépendance. Déjà filialisée en début d’année, la société sera introduite en Bourse dans le courant de 2014, en fonction des conditions de marché, a confirmé Thierry Breton, le PDG d’Atos, lors de la présentation vendredi du plan stratégique de la SSII. «Une introduction en bourse renforcera le développement de Worldline qui par son positionnement unique ambitionne de jouer un rôle majeur dans la consolidation du marché Européen des paiements», explique Thierry Breton.
Avec un peu plus d’un milliard d’euros de chiffre d’affaires attendu cette année, 5% de plus qu’en 2012, Worldline assure 11% des revenus totaux d’Atos. Une taille qui lui donne le titre de numéro un européen des paiements électroniques (émission de cartes bancaires, paiements mobiles, billetterie électronique…) devant le scandinave Nets, les britanniques FirstData et WorldPay ou le français Ingenico.
L’objectif d’Atos est de porter les revenus de sa filiale entre 1,15 et 1,22 milliard d’euros en 2016, grâce à un taux de croissance moyen annuel de 5% à 7%. Sa marge opérationnelle avant amortissements et dépréciations devrait passer de 18% en 2013 à 20% environ en 2016, un niveau proche de celui de ses comparables, pour beaucoup détenus par des fonds d’investissement comme WorldPay acquis en 2010 auprès de RBS par Advent et Bain.
Selon une source de marché, l’opération de mise en Bourse de Worldline est déjà bien avancée et pourrait avoir lieu début 2014. L’objectif d’Atos est de donner les moyens à sa filiale de se développer par acquisitions dans un secteur encore peu concentré. L’objectif est aussi de mieux valoriser cet actif, caché derrière les activités de services informatiques de la SSII.
La capitalisation boursière actuelle d’Atos de 6 milliards d’euros valorise Worldline environ 920 millions d’euros, estimaient les analystes de Natixis dans une étude publiée fin octobre, soit 0,8 fois le chiffre d’affaires et 4,8 fois le résultat d’exploitation de la filiale. Or, selon eux, les méthodes de valorisation, par l’actualisation des cash-flows ou l’utilisation des multiples des comparables, font ressortir une valorisation moyenne de 2,6 milliards d’euros.
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