Atos paye en actions son litige avec son fonds de pension néerlandais
Atos limite les sorties de cash pour régler le litige avec son fonds de pension néerlandais, hérité du rachat des activités informatiques de Philips en 2000. Les deux parties se disputaient depuis 2012 sur certaines interprétations du plan de refinancement du fonds conclu en 2009.
Selon l’accord, Atos Nederland, la filiale néerlandaise de la société de services informatiques, s’engage à verser au fonds 164 millions d’euros, intérêts compris, entre 2014 et 2018. Mais une grande partie de la somme sera payée sous forme d’actions Atos. Ces titres seront puisés dans le stock constitué par le programme de rachats d’actions en cours.
Selon le calendrier arrêté, un premier versement de 41 millions d’euros, intérêts compris, a été réalisé par Atos le 2 janvier 2014. Le solde de 124 millions sera réglé par anticipation avant la fin du premier semestre 2014 ce qui permettra d’économiser environ 11 millions d’euros, réduisant ainsi à 113 millions le montant à verser réellement. Cette somme pourra être remboursée, partiellement ou en totalité, sous forme d’actions. Aux cours actuels, cela représente au maximum un peu moins de 2% de la capitalisation boursière d’Atos.
Le prix de transfert des titres sera calculé sur la base de la moyenne arithmétique des cours pondérés par les volumes sur les 20 jours de Bourse précédant le versement. Ce prix sera toutefois ajusté, après l’intervention de banques désignées par les deux parties, afin de tenir compte de l’illiquidité des actions. Le fonds de pension s’est engagé à conserver ses titres pendant au moins un an, selon un avis diffusé hier par l’Autorité des marchés financiers. Par exception, il pourra toutefois céder 30% de ses actions entre le premier et le deuxième anniversaire du paiement, puis 35% supplémentaires entre les second et troisième anniversaires, et le solde de 35% après le troisième anniversaire.
Atos fait partie des groupes français les plus exposés aux risques liés à l’abondement des fonds de pension. Selon une récente étude de Citigroup, ses engagements totaux s’élevaient à 4,3 milliards d’euros soit 67% de sa capitalisation boursière. Alcatel-Lucent (333%), Alstom (74%), EDF (73%) et Thales (58%) font également partie des sociétés françaises de l’indice MSCI Europe les plus concernées.
Plus d'articles du même thème
-
Oracle signe un trimestre record mais la facture de l'IA inquiète
Le spécialiste des logiciels a publié des résultats supérieurs aux attentes mais l'ampleur de ses dépenses dans l'intelligence artificielle inquiète les investisseurs qui sanctionnent l'action. -
DWS va créer un hub à Madrid pour soutenir sa stratégie d'automatisation et d'IA
DWS, le gestionnaire d’actifs de la Deutsche Bank basé à Francfort, crée un hub dédié aux technologies et aux opérations à Madrid afin d’accélérer l’adoption de l’automatisation et de l’IA au sein de son organisation, rapporte Financial News. -
L'AMF pourrait ouvrir les OPCVM aux cryptos
Une consultation sur l’éligibilité de certains actifs a été lancée. L’autorité pourrait faire évoluer sa lecture stricte des règles européennes.
ETF à la Une
BlackRock lance à son tour un ETF arrimé à l’économie spatiale
- Le Crédit Mutuel Alliance Fédérale change de directeur général
- Le Crédit Agricole est confronté à la reprise des grandes manœuvres en Italie
- Le commissariat aux comptes séduit plus que jamais les jeunes générations
- Des manquements déclaratifs pourraient coûter 1,8 million d’euros à Bourse Direct
- L'offre d'Intesa sur MPS crée un effet domino pour Axa
Contenu de nos partenaires
-
Nouveaux bombardements américains contre l'Iran, Téhéran annonce des ripostes
Les États-Unis ont mené jeudi 11 juin de nouveaux bombardements contre l'Iran. Téhéran a annoncé des ripostes, menaçant de cibler des bases militaires américaines au Koweït et à Bahreïn ainsi que tout navire s'aventurant dans le détroit d'Ormuz -
Carton rougeLa Coupe du monde de football, vitrine de l’attractivité déclinante des Etats-Unis
Les conditions d’accueil des supporters étrangers, la politique tarifaire pratiquée par la FIFA et le coût des transports pourraient freiner les retombées commerciales de la compétition sportive -
TargetUkraine : « Aucun signe ne laisse penser que Poutine a changé ses objectifs »
« La Russie est en difficulté » mais il est trop tôt pour dire si la guerre est arrivée à un tournant, selon le ministre estonien des Affaires étrangères