Atos Origin table sur une hausse de 20 % de son cash-flow organique en 2011
Après être parvenu à améliorer sa rentabilité l’an dernier malgré un recul de 3,5% de son chiffre d’affaires à 5 milliards d’euros, Atos Origin prévoit de renouer en 2011 avec une «légère» croissance organique de son activité. Le groupe français précise d’ailleurs que son chiffre d’affaires, hors impact d’Arcandor, un de ses clients qui a déposé le bilan l’année précédente, a été stable au quatrième trimestre 2010, avec «un retour à la croissance pour la première fois depuis deux ans sur la plupart des zones géographiques». Les prises de commandes ont progressé de 7% sur l’ensemble de l’exercice et le ratio de prises de commandes sur facturation («book-to-bill») a atteint 111% sur l’année et 125% au dernier trimestre.
Grâce à la contribution significative de son plan d’amélioration de coûts (programme TOP), la marge d’exploitation de 6,7% en 2010 a progressé de 107 points de base d’une année sur l’autre, contre une amélioration «d’un demi-point à un point» initialement prévue. Le cash-flow d’exploitation, en progression de 22% à 143 millions, a permis au groupe de stabiliser son endettement net à 139 millions malgré des acquisitions qui totalisent 143 millions d’euros sur l’année. Le groupe proposera au titre de l’exercice écoulé le versement d’un dividende initial de 0,5 euro par action, la décision d’instaurer le paiement d’un dividende étant «conforme au souhait exprimé par Thierry Breton à son arrivée à la tête du groupe», commente Gilles Grapinet, directeur général adjoint de la SSII.
La SSII a également confirmé les objectifs communiqués mi-décembre lors de l’annonce du rachat de SIS, la division services informatique de Siemens, à savoir une croissance en ligne avec celle du marché, une marge d’exploitation d’environ 6% et un cash flow légèrement supérieur à celui d’Atos seul. Dans son périmètre actuel, la marge d’exploitation devrait être comprise entre 7,2% et 7,7% du chiffre d’affaires, avec un cash-flow d’exploitation en hausse annuelle de 20%. «Le réel catalyseur de l’action sera d’après nous l’intégration de SIS», jugent les analystes de CM-CIC Securities. Ils estiment que la transaction, qui devrait être finalisée début juillet 2011, recèle un réel intérêt stratégique mais que cette intégration «prendra du temps», et qu’elle comporte «les risques classiques liés à une opération de cette taille».
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