Atos filialise ses activités de paiement avant une probable entrée en Bourse
Afin d’extérioriser au maximum la valeur du groupe, Atos a annoncé, à l’occasion de la publication de ses résultats annuels, sa décision de filialiser d’ici à mi-2013 les activités de paiement et de transactions commerçants. Une annonce attendue par certains et saluée par les analystes.
Le périmètre concerné, qui comprend principalement Atos Worldline, a dégagé l’an dernier un chiffre d’affaires de 1,1 milliard d’euros, en hausse de 5%, pour une marge opérationnelle de 15% et un cash flow de 90 millions. Atos Worldline seul affiche de très loin la marge la plus élevée du groupe à 17,5% pour un chiffre d’affaires de 927 millions. Cette activité constitue la pépite d’Atos, alors que le chiffre d’affaires 2012 de l’ensemble du groupe a seulement progressé de 0,8% à 8,8 milliards d’euros, pour une marge opérationnelle de 6,6% (+1,8 point).
Cette nouvelle entité, dotée d’une plus grande autonomie stratégique et bénéficiant d’une position de leader en Europe, au coude à coude avec Gemalto, devrait alors participer à la concentration du secteur, «en payant notamment d’éventuelles acquisitions en actions», anticipe CM-CIC. En effet, la SSII n’exclut pas de céder une participation minoritaire ou d’offrir des actions dans le cadre d’une introduction en Bourse, a expliqué Gilles Grapinet, directeur général adjoint chez Atos. Le marché va pouvoir «se pencher sur la valorisation réelle de ses activités à plus forte valeur ajoutée que les activités de Services IT d’Atos», se félicite Aurel BGC. Atos se paye 11,8 fois ses résultats 2013 contre 18 fois pour Gemalto, selon Bloomberg.
Par cette scission, Atos veut gagner en flexibilité financière et mène une «intense recherche d’opportunités pour d’éventuelles acquisitions», souligne Gilles Grapinet. D’autant que la société n’est plus endettée et affiche une trésorerie nette de 232 millions d’euros fin 2012.
Par ailleurs, Atos vise une «légère» croissance de son chiffre d’affaires en 2013, une progression de sa marge opérationnelle attendue autour de 7,5%, et un free cash flow de 350 millions, contre 259 millions en 2012. Le consensus FactSet anticipe une hausse de 2% des ventes et une marge de 7,4%. Mais Natixis, plus optimiste, attend une marge de 7,7%. Pour sa part, le bénéfice par action devrait croître de 25%, en ligne avec les attentes du marché.
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