Atlas Copco entretient le mouvement des OPA en fondant sur Edwards
Les groupes britanniques d’ingénierie sont manifestement convoités par leurs concurrents européens. Après Invensys racheté le mois dernier par Schneider Electric, c’est maintenant Edwards, coté sur le Nasdaq, qui s’apprête à passer aux mains du groupe d’outillage industriel suédois Atlas Copco pour un montant maximum de 1,6 milliard de dollars (1,2 milliard d’euros), dette incluse. Ce prix valorise le spécialiste des technologies du vide 9,5 fois son bénéfice d’exploitation estimé pour l’année en cours, selon le consensus des analystes interrogés par Bloomberg.
Les actionnaires d’Edwards «recevront initialement 9,25 dollars par action, auxquels s’ajoutera un complément de prix pouvant atteindre 1,25 dollar par titre», après publication des résultats du groupe britannique pour l’exercice 2013. Le prix unitaire maximum de 10,5 dollars correspond à 1,2 milliard de dollars payé en numéraire, plus une reprise de dette de 400 millions. L’opération fera ressortir une prime comprise entre 11% et 26% par rapport à la moyenne des cours de clôture de la cible durant les 30 dernières séances de Bourse précédant l’annonce de l’acquisition.
Contrôlant chacun 42% du groupe britannique, CCMP Capital Advisors, ex-filiale de private equity de JPMorgan Chase, ainsi que le fonds asiatique de capital-investissement Unitas Capital, se sont déjà engagés à soutenir l’offre. Conseillé dans cette opération par Barclays et Lazard, Edwards, qui emploie plus de 3.200 personnes dans 30 pays, est fortement implanté en Asie qui représentait l’an dernier plus de la moitié d’un chiffre d’affaires de 595 millions de livres (696 millions d’euros), le reste de son activité provenant des continents américain (31%) et européen (17%).
Atlas Copco, qui va ainsi accroître de 7% son chiffre d’affaires, ne prévoit pas de restructuration significative ou de cession d’actifs, étant donné la complémentarité des activités acquises avec les siennes, notamment dans les compresseurs à air. La transaction sous forme de fusion devrait être menée à bien durant le premier trimestre 2014, après approbation des autorités réglementaires. Elle entraînera la radiation de la cotation d’Edwards sur le marché new-yorkais. Son effet relutif sur le bénéfice par action de la nouvelle entité «devrait être de 3,5% hors synergies, sur la base d’un coût de la dette de 4%», estiment les analystes de Morgan Stanley.
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