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ASML devrait être marginalement affecté par la catastrophe nippone
ASML devrait être marginalement affecté par la catastrophe nippone
Après avoir quadruplé son bénéfice trimestriel, le groupe néerlandais fait état d’un rééchelonnement de commandes de la part de quelques clients
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Yves-Marc Le Reour
Grâce à une demande soutenue de l’industrie des semi-conducteurs pour ses équipements de dernière génération, ASML Holding a enregistré à fin mars un doublement de son chiffre d’affaires trimestriel à 1,45 milliard d’euros en rythme annuel. Le bénéfice net supérieur aux attentes s’est élevé à 395 millions contre 107 millions un an auparavant. La hausse moyenne du prix de vente de ses produits a d’autre part été de 7,5% d’un trimestre sur l’autre.
Les analystes de BoA-Merrill Lynch soulignent que cette progression du bénéfice est en partie liée à une diminution pérenne de 5 points du taux d’imposition (13% contre 18%) «à lasuite d’une négociation fructueuse menée avec le fisc néerlandais concernant des revenus de propriété intellectuelle». La marge brute n’a que peu varié d’un trimestre sur l’autre (44,7% contre 45%), alors que la marge d’exploitation a reculé de 1,4 point à 31%. Le programme de rachat d’actions de 1 milliard d’euros sur deux ans, annoncé en janvier dernier, a été réalisé à hauteur de 14%.
Les prises de commandes, de 845 millions au premier trimestre, sont en recul de 27% en rythme annuel et de 63% en rythme séquentiel. Au deuxième trimestre, celles-ci devraient être comprises «entre 900 millions et 1 milliard d’euros», tandis que la marge brute resterait stable à 45%. Concernant l’impact de la catastrophe nippone sur son activité, le PDG Eric Meurice précise que «certains clients ont rééchelonné un petit nombre de livraisons», afin de pouvoir mieux évaluer «l’impact économique du séisme sur leur chaîne d’approvisionnement et leur marché final».
Bénéficiant d’un carnet de commandes de 3,3 milliards à fin mars, le groupe confirme cependant sa prévision de «plus de 5 milliards de chiffre d’affaires» pour l’exercice 2011 et s’attend également à enregistrer un nouveau record en termes de bénéfice net. Lors de son assemblée générale, il proposera comme prévu un doublement de son dividende au titre de l’année 2010, à 0,4 euro par action.
Kepler estime toutefois que la visibilité sur l’activité et les résultats du groupe est désormais plus limitée, compte tenu d’un carnet de commandes qui «devrait chuter à 2,8 milliards d’euros à la fin du deuxième trimestre contre 3,9 milliards début 2011». Les investisseurs ont fait reculer le titre de 3,82% à 28,29 euros hier à Amsterdam.
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