Arkema poursuit le refinancement de l’acquisition de Bostik
Le chimiste lance aujourd’hui son augmentation de capital de 350 millions d’euros, avant une prochaine émission obligataire.
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Bruno de Roulhac
Arkema lance aujourd’hui une augmentation de capital avec maintien du droit préférentiel de souscription (DPS) de 350 millions d’euros, afin de financer l’acquisition de Bostik pour une valeur d’entreprise de 1,74 milliard d’euros, comme il l’avait annoncé en septembre dernier.
Cette opération constitue la deuxième étape du refinancement du rachat de cette filiale d’adhésifs de Total. Une première phase a été bouclée le 23 octobre dernier avec l’émission de 700 millions d’euros d’obligations hybrides perpétuelles, placées avec un coupon annuel de 4,75%, réinitialisée ensuite tous les cinq ans, et avec une prime de subordination de l’ordre de 340 points de base par rapport à la dette senior comparable. Dans un dernier temps, Arkema prévoit une émission obligataire senior de 500 à 600 millions d’euros «dans les prochains mois en fonction des conditions de marché».
Dans le cadre de l’augmentation de capital, le chimiste créera 9,1 millions d’actions nouvelles. Chaque actionnaire recevra un DPS par action détenues, et sept DPS permettront de souscrire à 1 action au prix unitaire de 38,50 euros, soit une décote de 25,68% sur le prix théorique de l’action ex-DPS. L’opération, coordonnée par Natixis, est ouverte du 20 novembre au 3 décembre inclus.
Le Fonds stratégique de participations (véhicule de quatre bancassureurs français), premier actionnaire d’Arkema, derrière les salariés, avec 6,16% du capital, s’est engagé irrévocablement à souscrire à hauteur de sa participation. Les actionnaires qui ne souscriraient pas à l’augmentation de capital seraient dilués de 12%.
La semaine dernière, Arkema avait publié des résultats trimestriels en baisse (-1,1% pour le chiffre d’affaires, -12,9% pour l’Ebitda, et -37,6% pour le résultat net courant) mais en ligne avec les attentes du marché. Surtout, après son avertissement de début août, le groupe a rassuré les marchés en confirmant vendredi son objectif d’Ebitda «proche» de 800 millions d’euros en 2014, et de 1,31 milliard en 2017.
Toutefois, la réalisation de ces prévisions «implique une parfaite exécution de la stratégie de développement», notait lundi Oddo, invoquant notamment la bonne intégration de Bostik et de la ligne d’acide acrylique de Jurong aux «business plans particulièrement ambitieux», la réussite du programme de cessions, la reprise des activités sous pression, ou encore la réalisation du plan d’économies.
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