Areva engage sa restructuration par un accord avec EDF
EDF et Areva ont annoncé jeudi la signature d’un protocole d’accord prévoyant la cession à l'électricien public de 51% à 75% des activités réacteurs du groupe nucléaire (Areva NP). L’acquisition se fera sur la base d’une valorisation de la société de 2,7 milliards d’euros, qui correspond à 8 fois son Ebitda estimé pour 2015. Areva entame ainsi son plan de sauvetage, qui inclut également des réductions d’effectif et une recapitalisation.
En Bourse, l’action EDF gagnait jusqu'à 2,6% en début de matinée, avant de retomber à +1,23% vers 10h40. Areva continuait à grimper à +6,96%.
Le «partenariat stratégique» prévoit qu’Areva conservera un maximum de 25% de NP, que d’autres partenaires minoritaires pourront entrer au capital de la société, et qu’EDF et NP «seront totalement immunisés» contre tout risque lié au réacteurs EPR en cours de construction en Finlande. Une nouvelle société, détenue à 80% par EDF et à 20% par Areva NP, sera dédiée aux projets de nouveaux réacteurs.
Areva a de son côté fait savoir que cette opération, ainsi que d’autres cessions et des éléments de financement propres à l’entreprise, visaient à couvrir ses besoins à hauteur de 3,6 milliards d’euros sur la période 2015-2017, sur un total de 7 milliards nécessaires sur la période. Le groupe estime ainsi qu’il aura besoin d’une augmentation de capital «significative» et ajoute que l’opération, dont la taille sera précisée «au plus tard à la mi-novembre» pour une levée de fonds prévue pour 2016, «sera ouverte à l’ensemble des actionnaires», l’Etat étant le premier d’entre eux avec 87% du capital.
Areva a en outre annoncé l’arrivée de Bernard Fontana, patron du cimentier suisse Holcim jusqu'à sa récente fusion avec le français Lafarge, à la présidence d’Areva NP.
Plus d'articles du même thème
-
«Le positionnement neutre nous permet de naviguer dans l’incertitude actuelle tout en restant exposés à la volatilité»
Findlay Franklin, gérant crédit multi-actifs chez RBC BlueBay -
« Le rebond récent paraît fragile »
Pierre-Alexis Dumont, Directeur des Investissements de Sycomore AM -
Le blocage d’Ormuz est chaque jour plus problématique
Plus le blocus du détroit d’Ormuz sera long, plus il sera difficile de normaliser la situation sur les marchés de l’énergie. Les mesures de compensation du déficit d’offre du Moyen-Orient vont s’épuiser. Avec un risque de pénurie et la nécessité que le détroit ouvre rapidement.
ETF à la Une
Amundi lance son ETP Bitcoin sur Euronext Paris
- Cofidis poursuit sa route aux côtés du Crédit Mutuel Alliance Fédérale
- Apple garde l'innovation produit au centre de sa stratégie avec John Ternus
- Tim Cook annonce son départ d’Apple
- La faiblesse congénitale de la finance décentralisée
- Dassault Systèmes trouve enfin les mots pour rassurer les investisseurs
Contenu de nos partenaires
-
En cas de poursuite du blocus américain, l'Iran menace d'une riposte
Plus tôt, samedi 25 avril, le porte-parole du ministère iranien de la Défense a estimé que les Etats-Unis « cherchent un moyen de sauver la face pour sortir du bourbier de la guerre dans lequel il s’est enlisé ». Et ce alors qu’une possible reprise des pourparlers entre les deux parties se profile -
Carburant : Macron se veut rassurant sur l’absence de pénurie en France
« Je crois pouvoir vous dire à ce stade que la situation est contrôlée », a indiqué le président de la République, appelant à éviter la panique sur le sujet -
Mali : des combats entre l'armée et des « groupes terroristes » à Bamako et dans plusieurs villes
Samedi 25 avril, des combats ont lieu dans la capitale du pays, Bamako, ainsi que dans plusieurs villes (Kidal, Gao, Sévaré), entre des soldats et des « groupes terroristes non encore identifiés ». La situation serait « sous contrôle », selon les Forces armées maliennes