Après l'échec de sa fusion avec Omnicom, Publicis envisage des acquisitions
Après l’échec de la fusion avec Omnicom, le président du directoire de Publicis, Maurice Lévy, n’envisage pas de se remettre à la recherche d’un nouveau partenaire en vue d’une nouvelle fusion mais relèvera les défis futurs grâce à des acquisitions, a t-il déclaré dans une interview sur BFM.
Tout en affirmant conserver la confiance de son conseil de surveillance, Maurice Lévy a indiqué qu’il lui faudrait à présent accélérer certaines orientations stratégiques comme le big data.
Le patron français a expliqué l’avortement de cette opération par une lutte de pouvoir entre les deux groupes et son refus d’une quelconque prédominance de la part de son ex-partenaire américain. «Nous avions une fusion entre égaux, j'étais très attaché à ce concept et je n'étais pas prêt à céder sur ce point», a-t-il dit. «Le sujet était le modèle et le concept Publicis que je ne voulais pas voir dilués».
Les numéros deux et trois mondiaux de la publicité ont annoncé jeudi dans la nuit qu’ils renonçaient à leur projet de rapprochement de 35 milliards de dollars dévoilé en juillet, qui devait se traduire par la création du premier groupe publicitaire mondial devant le britannique WPP. «Ils (les membres du conseil) considèrent que nous avons géré les choses comme il le fallait. Ils soutiennent à 250% la décision», a-t-il dit lors d’un entretien par téléphone avec l’agence Reuters. Ceux-ci se saisiront prochainement de la question de la succession de Maurice Lévy, le dirigeant emblématique de 72 ans, qui avait engagé des préparatifs pour se trouver un remplaçant avant que le projet de fusion ne bouleverse les plans. «Le prochain dossier que prendra le conseil de surveillance sera celui de la succession», a déclaré Maurice Lévy, ajoutant qu’il travaillerait de concert avec le conseil sur ce dossier.
En Bourse le cours de Publicis gagnait 1,32% à 61,49 euros à 10h54. Oddo maintient son opinion à l’achat sur Publicis mais abaisse l’objectif de cours à 69 euros (au lieu de 80 euros) après l’annonce de l’annulation de la fusion avec Omnicom. En 1996 déjà, Maurice Lévy, qui venait juste de succéder au fondateur de Publicis, Maurice Bleustein-Blanchet, avait dû dédramatiser devant ses actionnaires la rupture de son partenariat avec l’américain True North communications, tout en annonçant son intention de procéder à des acquisitions.
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