Apple livre des prévisions de rentabilité inférieures aux attentes
Tout un symbole. Pour la première fois en onze ans, le bénéfice net annuel d’Apple a décliné d’une année sur l’autre. Pour l’exercice clos à fin septembre, il ressort à 37 milliards de dollars, en recul de 11,2%, pour des ventes en hausse de 9,2% à 171 milliards de dollars. Sur le dernier trimestre, le résultat net a reculé de 8,6% à 7,51 milliards de dollars, troisième trimestre consécutif de repli. Sur la même période, le chiffre d’affaires a progressé de 4,2% à 37,5 milliards de dollars.
Le groupe à la pomme a réussi à écouler 33,8 millions d’iPhone (dont une semaine de commercialisation des nouveaux modèles 5S et 5C) au dernier trimestre, en ligne avec les attentes des analystes. De tels volumes représentent une progression de 26% en glissement annuel. La rentabilité donc tendance à se dégrader : la marge brute a atteint 37% contre 40% un an plus tôt.
Et les prévisions du groupe de Cupertino indiquent une poursuite du mouvement. Il s’attend à ce que sur la période octobre-décembre, la marge s'établisse entre 36,5% et 37,5%, là où les analystes tablaient sur 38%. Pour cette période des fêtes, Apple projette par ailleurs un chiffre d’affaires de 55 à 58 milliards de dollars. Le consensus des analystes s'établit à 55,7 milliards de dollars.
Pour Tim Cook, le PDG d’Apple, le groupe explore de nouvelles catégories de produits avec des «opportunités significatives», ce qui justifie cet effort. Pour mémoire, le lancement de nouveaux produits à la même époque il y a un an avait donné lieu à une érosion plus importante de la marge (passée de 40% fin septembre à 38,6% trois mois plus tard).
A l’annonce de ces résultats après-Bourse, le titre Apple a dévissé dans les échanges électroniques avant de se reprendre. Le groupe, qui affiche une capitalisation boursière de quelque 478 milliards de dollars, fait par ailleurs l’objet de pressions de la part de grands investisseurs qui réclament une meilleure rétribution des actionnaires.
Lors d’une téléconférence, Tim Cook a indiqué que le conseil d’Apple discutait des moyens d’utiliser le cash «de manière continue». Le groupe entend sonder ses actionnaires et livrera le fruit de ses réflexions, avec à la clé d'éventuelles corrections du dividende du programme de rachat d’actions, au début de l’année 2014.
Plus d'articles du même thème
-
Stéphanie Besnier rejoint la direction financière de Data4
Après trois ans passés à la direction financière d'OVHcloud, elle poursuit sa carrière dans un secteur qu'elle affectionne particulièrement en rejoignant le spécialiste des data centers. -
SK Hynix dévoile un vaste plan de rémunération pour ses actionnaires
Le bénéfice net du fabricant sud-coréen de semi-conducteurs a bondi de 216% au troisième trimestre. Il a dévoilé mercredi un plan de rémunération pour ses actionnaires de 75 milliards de dollars. -
Franck Sabbah monte sa société
L’ancien directeur des ventes internationales de Berenberg entend accompagner les sociétés de gestion dans leur développement en Suisse.
Sujets d'actualité
ETF à la Une
Amundi commercialise ses premiers ETF actions gérés activement
- Les salariés des caisses régionales du Crédit Agricole obtiennent près de 2,2% d’augmentation
- Le diable se cache dans les détails, Safran l'apprend à ses dépens
- Le taux souverain français dépasse 5%
- Les banques françaises restent très dépendantes de leur marché domestique
- Les autorités françaises publient leurs propositions sur le règlement européen MiCA
Contenu de nos partenaires
-
Lignes de fondUn succès de l’IPO d’Anthropic planterait le dernier clou dans le cercueil de l’ESG
Le géant de l’IA fait de son mieux pour paraître au seuil de Wall Street vêtu de probité candide et de lin blanc. Pourtant... -
SagesseL’Allemagne tente de construire une politique chinoise cohérente
Pendant que le président allemand se trouve en Chine, le chancelier fait une tournée asiatique avec Pékin en toile de fond -
DiagnosticProgressisme contre illibéralisme : les leçons de Jean-Christophe Cambadélis
Grand défenseur de la social-démocratie, l'ancien dirigeant du PS explique pourquoi le progressisme perd sa centralité et les élections face au national-populisme