Apple décide de s’appuyer sur Calpers pour améliorer sa gouvernance
L’assemblée générale d’Apple, qui aura lieu le 27 février prochain, devrait marquer un tournant en matière de gouvernance pour la firme à la pomme, selon les informations du Financial Times. Après avoir longtemps refusé d’accorder plus de pouvoir à ses actionnaires, l’entreprise américaine a fini par céder l’an dernier aux pressions du fonds de pension californien Calpers, partisan d’un changement dans le processus de nomination des administrateurs (8 membres actuellement) du groupe de Cupertino.
Jusqu’à présent, les actionnaires d’Apple ne disposaient que d’un simple droit d’abstention pour exprimer leur désaccord sur une nomination, ce qui pouvait permettre à un administrateur de conserver son poste avec un seul vote en sa faveur, quel que soit le degré d’opposition de l’actionnariat. L’objectif est désormais de modifier cette règle en introduisant dans les statuts de l’entreprise la possibilité pour un actionnaire de voter explicitement contre la nomination ou la reconduction d’un administrateur.
Afin de s’assurer que ce principe de contrôle renforcé soit approuvé par la majorité de ses actionnaires dont la base est très dispersée, la firme à la pomme a sollicité l’appui du fonds de pension californien qui détient 0,25% de son capital. Calpers sera chargé de convaincre les 200 plus grands investisseurs d’Apple de l’intérêt d’une telle disposition, précise le journal. Bien qu’elle ne soit pas obligatoire outre-Atlantique, elle a déjà été adoptée par plus de 80% des sociétés de l’indice S&P 500.
Après avoir repris l’an dernier le versement d’un dividende interrompu depuis 1995, le directeur général d’Apple Tim Cook s’éloigne donc encore un peu plus des pratiques en vigueur sous l’ère de son prédécesseur Steve Jobs. Au cours des derniers mois, le groupe a déjà renforcé les procédures d’audit de ses fournisseurs et il donne désormais aux investisseurs une information plus détaillée de ses ventes par pays.
La bonne volonté dont témoigne le groupe américain revêt néanmoins aussi un caractère opportuniste. Apple espère probablement apaiser de cette manière une partie des doutes exprimés ces derniers mois par les investisseurs sur ses perspectives de croissance et de rentabilité, ce qui s’est traduit par une chute de son cours de Bourse de 36% depuis le record de 705 dollars atteint en septembre 2012.
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