Antoine Frérot en route vers un nouveau mandat à la tête de Veolia Environnement
Réuni hier afin de valider les comptes annuels 2013 de Veolia Environnement, dont la publication est attendue ce matin, le conseil d’administration du numéro un mondial du traitement de l’eau et des déchets a souhaité communiquer spécifiquement sur le sort de son actuel PDG, Antoine Frérot, objet de rumeurs quant à son éventuelle éviction. Le conseil a indiqué avoir, «sur proposition de son comité des nominations et rémunérations», décidé de proposer à l’assemblée générale des actionnaires prévue le 24 avril «de renouveler le mandat d’administrateur d’Antoine Frérot».
«Sous réserve du vote de l’assemblée générale, poursuit le communiqué, le conseil d’administration désignera Antoine Frérot comme président-directeur général de Veolia Environnement pour un nouveau mandat de quatre ans».
Le patron du géant mondial des services à l’environnement semble bien ainsi avoir échappé à une nouvelle tentative de putsch, après celle de 2012. Le conseil a souhaité sortir du bois dès hier soir afin de mettre un terme aux rumeurs de dissensions en son sein. Cela sans attendre la traditionnelle réunion ordinaire prévue mi-mars pour débattre notamment de la liste des administrateurs proposés à l’assemblée des actionnaires à venir.
Le conseil souhaiterait ainsi mettre les choses au clair après que des bruits de couloir ont prêté à la famille Dassault, deuxième actionnaire de Veolia avec 6,3% du capital par le biais du Groupe Industriel Marcel Dassault (contre 9,3% pour la CDC), la volonté de priver Antoine Frérot d’un deuxième mandat. Cette semaine, le directeur général de l’Agence des participations de l’Etat, David Azéma, pressenti comme favori de la famille Dassault, avait démenti être candidat au poste de PDG de Veolia. «Je n’ai reçu aucune sollicitation ferme du comité des nominations de Veolia Environnement pour y occuper les fonctions de président-directeur général. Je ne suis pas candidat à ces fonctions», avait-il clamé.
Antoine Frérot est donc parvenu à convaincre une majorité des 17 administrateurs, parmi lesquels le président de BNP Paribas, Baudouin Prot, le directeur général de Valeo, Jacques Aschenbroich, ou le PDG de Saint-Gobain, Pierre-André de Chalendar. Ou encore l’ancien PDG de la Société Générale et actuel président de DMJB Conseil, Daniel Bouton, opposant déclaré d’Antoine Frérot et dont le mandat arrive à échéance à l’occasion de la prochaine assemblée.
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