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Altran va accroître sa flexibilité en choisissant de rembourser par anticipation ses «Oceane»
Altran va accroître sa flexibilité en choisissant de rembourser par anticipation ses «Oceane»
Etant donné que la plupart des porteurs obligataires devraient choisir une conversion en actions, la dette nette pourrait diminuer de 59% par rapport à fin 2012
Publié le
Yves-Marc Le Reour
Après avoir fait progresser sa rentabilité l’an dernier, Altran accroît désormais sa marge de manœuvre financière pour poursuivre sa politique de croissance externe. C’est en effet l’objectif principal du remboursement anticipé de l’ensemble de ses Oceane restant en circulation, qui venaient à expiration en janvier 2015. Ce remboursement, qui porte sur 29,5 millions d’obligations émises le 18 novembre 2009, aura lieu le 6 mai prochain au prix de 4,38 euros par titre ; il faut y ajouter les intérêts courus depuis le 1er janvier dernier, ce qui aboutit à 4,48 euros par obligation.
Au total, la société de conseil en technologie pourrait théoriquement débourser au maximum 132 millions d’euros, sachant que les détenteurs d’Oceane auront la possibilité de demander jusqu’au 24 avril inclus la conversion de chaque obligation présentée en une action nouvelle ou d’opter pour un versement en numéraire. «Etant donné que l’action se traite près de 20% au-dessus du prix de remboursement, il est vraisemblable que la grande majorité des porteurs obligataires choisiront la conversion en actions», estime Kepler.
Le bureau d’analyse précise que ce choix réduira la dette nette d’Altran de 100 millions d’euros, puisque l’Oceane était comptabilisée à hauteur de 30 millions en fonds propres et de 100 millions en dette dans le bilan de clôture du 31 décembre 2012. La dette nette diminuerait donc au total de 59% par rapport au niveau de 169 millions de fin décembre, qui correspondait à un ratio de dette nette sur capitaux propres proche de 100%. De quoi augmenter la capacité du groupe à réaliser d’autres acquisitions, dont au moins une en Inde devrait être réalisée avant la fin du deuxième trimestre, avait indiqué le mois dernier le PDG Philippe Salle.
«Le marché attendait cette bonne nouvelle», commentent les analystes de CM-CIC Securities, en ajoutant que le choix probable d’une conversion en actions aboutira à une dilution des bénéfices «d’environ 5 à 6%», qui serait «plus que compensée par l’acquisition d’IndustrieHansa», la société de conseil allemande rachetée en février dernier. Cette initiative contribuera enfin à lever le risque de retour de papier qui pesait sur l’action.
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