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Altran promet un fort rebond de sa rentabilité au second semestre
Altran promet un fort rebond de sa rentabilité au second semestre
La marge opérationnelle a chuté de 1,4 point à 6,2% sur les six premiers mois de l’année, mais sera supérieure à 8,6% sur 2013, assure le groupe
Publié le
Bruno de Roulhac
Malgré un fort recul de sa rentabilité au premier semestre, Altran promet un «bien meilleur» second semestre et maintient ses objectifs 2015 (plus de 2 milliards d’euros de chiffre d’affaires et une marge opérationnelle de 11 à 12%).
Si les ventes ont crû de 10,5% (+1,1% en organique) à 809,2 millions d’euros, la marge opérationnelle courante a reculé de 1,4 point à 6,2%, affectée par un effet calendaire (1,7 jour de moins), et par une légère baisse de 0,7 point du taux de facturation à 84,1%. La direction s’est refusée à commenter le consensus de marge à 8,8% pour l’ensemble de l’exercice, mais a précisé que la rentabilité serait supérieure aux 8,6% de 2012.
«Avec une croissance organique au second semestre comparable à celle du deuxième trimestre [+3,2% ndlr], un nombre de jours ouvrés supérieur de 5 jours en séquentiel et les premiers effets du plan de restructuration (250 personnes ont déjà quitté le groupe à fin juin), la rentabilité du second semestre devrait s’améliorer fortement», note Natixis. D’ailleurs, «l’activité a accéléré au mois de juillet (croissance organique de 7%) ainsi que le taux de facturation des consultants, et le mois d’août serait dans la même tendance», ajoute Gilbert Dupont.
En attendant, Altran récolte les premiers fruits de son plan d’amélioration de la productivité, avec un taux de facturation qui progresse de 82,9% au premier trimestre à 85,3% au deuxième, contre 84,8% sur les deux premiers trimestres 2012. De plus, les coûts indirects sont mieux maîtrisés et se limitent à 19,5% du chiffre d’affaires (-0,3 point).
Toutefois, les coûts de mise en œuvre de ce plan (15,6 millions d’euros sur le semestre) et autres exceptionnels ont lourdement pesé sur le bénéfice net d’Altran, en chute de 50% à 15,1 millions, et sur le cash flow libre, négatif de 25 millions (+11 millions au premier semestre 2012). Les coûts de rationalisation devraient encore peser de 5 à 10 millions sur le second semestre. Néanmoins, Altran confirme avec force ses ambitions de croissance externe.
Lanterne rouge du SBF 120, Altran cédait hier 4,31% à 5,55 euros, après avoir rebondi de plus de 10% entre fin juin et mi-août. «Le titre est sous pression, suite au rerating de l’été et à la déception sur la génération de cash, notait hier Gilbert Dupont. Mais le management nous semble globalement plus positif qu’avant l’été et affiche une certaine confiance sur le second semestre».
Les banques européennes n’ont pas forcément beaucoup resserré leurs conditions de crédit, les prêts au secteur privé ayant continué à progresser à un bon rythme en avril. En revanche, les agrégats monétaires comme M3 ont vu leur rythme de croissance fortement ralenti pour des raisons techniques comme les transferts des dépôts vers de l’épargne longue.
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