Alcoa bénéficie de sa réorientation vers des segments à plus forte valeur ajoutée
Le géant américain de l’aluminium Alcoa a lancé hier aux Etats-Unis la saison des résultats 2014 en publiant des résultats supérieurs aux attentes. Le groupe new-yorkais a fait état au titre du quatrième trimestre d’un bénéfice net de 159 millions de dollars (135 millions d’euros), contre une perte de 2,3 milliards de dollars un an plus tôt. A 6,38 milliards de dollars, le chiffre d’affaires trimestriel a battu le consensus (6,05 milliards selon Bloomberg) et affiche une hausse de 14% sur un an.
Sur l’ensemble de l’année, Alcoa a dégagé un résultat net de 1,1 milliard de dollars (21 cents par action), contre 759 millions en 2013. Les revenus ont progressé de 4% à 23,9 milliards de dollars. Le groupe, qui a généré 1,2 milliard de dollars de gains de productivité, souligne des résultats opérationnels pour une année complète «les plus solides depuis 2008».
Alcoa tire profit de son repositionnement sur la construction métallique et la production industrielle au détriment notamment de la fonte d’aluminium. L’acquisition l’an dernier de l'équipementier Firth Rixson pour 2,85 milliards de dollars illustre cette volonté de se développer sur des segments à plus forte valeur ajoutée. Dans cet esprit, l’industriel a aussi dévoilé un projet de rachat du spécialiste allemand du titane Tital.
La demande d’aluminium est portée par les secteur aéronautique et automobile, à l’image de Ford qui l’utilise pour la conception de son dernier pickup F-150. Alcoa estime que la demande mondiale pour ce métal devrait progresser de 7% cette année. «La combinaison d’une forte demande mondiale et d’une discipline de production jette les fondations d’une remontée des prix de l’aluminium», estime Deutsche Bank. En moyenne, les prix de l’aluminium ont atteint 1.976 dollars la tonne sur le LME au cours du quatrième trimestre, en hausse de 8,9% sur un an. Sur l’ensemble de l’année 2014, les prix ont gagné 2,9%.
«Nous débutons 2015 sur des bases solides, déterminés à poursuivre notre transformation et notre croissance», a commenté le PDG d’Alcoa Klaus Kleinfeld. Un exercice qui pourrait être menacé par plusieurs contraintes potentielles, rappelait récemment Citigroup, dont la hausse du dollar et la chute des prix du pétrole. Ceux-ci ont d’ailleurs accusé un nouvel accès de faiblesse lundi, clôturant à leur plus bas niveau depuis mars 2009.
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