Airbus sécurise au Bourget son objectif d’amélioration des marges
Je pourrais aller à la pêche. Les gens de chez Boeing me l’ont suggéré…» John Leahy, le directeur opérationnel d’Airbus, ne manque jamais une occasion d’égratigner son concurrent américain. Le responsable commercial du constructeur d’avions européen ne s’est donc pas privé hier au Bourget.
Alors que le salon de l’aéronautique et de l’espace fermera ses portes dimanche, la filiale d’EADS a quasiment d’ores et déjà atteint son objectif de ventes annuelles. Depuis le début de l’année, le groupe a signé des commandes pour 758 avions, soit tout près du seuil de 800 unités qu’il s’est fixé pour 2013. Et encore, cette barre a été récemment relevée par rapport à l’objectif initial de 700 à 750 appareils commandés.
Depuis l’ouverture du Bourget 2013, Airbus a enregistré un total de 466 commandes et engagements d’achat au total d’une valeur estimée à 68,7 milliards de dollars, dont des commandes fermes portant sur 241 appareils, d’une valeur de 39,3 milliards de dollars. De son côté, Boeing a annoncé avoir rassemblé 442 commandes fermes et options d’achat pour des avions depuis le début du salon, ce qui lui permet de totaliser 692 commandes nettes depuis le début de l’année.
Forte de ces chiffres, la direction d’EADS et d’Airbus s’est montrée devant les investisseurs présents au Bourget résolument confiante sur la trajectoire d’amélioration des marges du groupe. Airbus, qui assure à lui seul 56% du résultat d’exploitation d’EADS, devrait ainsi atteindre 10% de marge d’exploitation en 2015, soit un peu plus du double de celle de 2012. Le bond proviendra essentiellement de la montée en puissance du programme de l’A380 et de la sortie de l’A350 au second semestre 2014. Coûteux avant et juste après leurs lancements, ces programmes montent progressivement en rentabilité dans le temps.
A l’occasion du salon du Bourget, la famille de l’A350 a enregistré 69 commandes et engagements d’achat supplémentaires d’une valeur de 21,4 milliards de dollars, émanant de quatre clients. Quant à l’A380, il a fait l’objet d’un engagement d’achat portant sur 20 appareils de la part de la troisième société de leasing de gros porteurs du monde, Doric Lease Corp, d’une valeur de plus de 8 milliards de dollars.
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