Accor veut passer au-dessus des 10 % de marge d’exploitation à moyen terme
Moins d’un an après avoir pris les rênes d’Accor, Denis Hennequin a dévoilé hier lors d’une journée investisseurs la nouvelle stratégie du groupe hôtelier.
A moyen terme, Accor compte améliorer sa marge d’exploitation de 2 à 4 points pour atteindre 10 à 12% (7,5% en 2010), et distinguera désormais les marges en fonction des modes d’exploitation. Le groupe vise 12 à 15% pour les hôtels en propriété (9% en 2010), 6 à 8% pour les locations fixes (-2% en 2010) et 6 à 8% pour les locations variables (6% en 2010). L’hôtelier table aussi sur un cash-flow libre structurellement positif avant cessions et une croissance des retours sur capitaux investis grâce à un modèle moins capitalistique. Pour 2013-2015, Accor lance un nouveau programme de cessions de 175 hôtels pour un impact de 1 milliard d’euros sur la dette nette retraitée, soit 2,2 milliards sur 2011-2015. «Des objectifs ambitieux et structurants malgré la crise qui se profile», commente CM-CIC.
Si le groupe dit se laisser des marges de manœuvre pour saisir des opportunités de croissance ou pour un retour aux actionnaires, il maintient son taux de distribution du dividende à 50%. Une déception que le marché a sanctionnée par une baisse de 1,93% du titre. D’autant que les tendances restent positives pour l’exercice en cours. L’hôtelier ne constate pas de ralentissement de la demande et dévoile un objectif de résultat d’exploitation de 510 à 530 millions d’euros en 2011. Le consensus FactSet table sur le haut de fourchette.
Accor a relevé ses prévisions d’ouverture de chambres à 35.000 en 2011, puis 40.000 par an en 2012 et 2013, dont 5.000 chambres acquises chaque année. Le groupe va surtout redynamiser son offre économique autour de la marque Ibis (avec la transformation d’Etap Hotel en Ibis Budget, et d’All Seasons en Ibis Styles). Ce changement devrait être achevé début 2013. Il nécessitera 150 millions d’euros d’investissements, pour un retour sur capitaux employés de 20%.
En revanche, «le marché américain offre aujourd’hui assez peu de perspectives de croissance», rappelle Denis Hennequin. Jugeant le processus de transformation de Motel 6 vers la franchise «lent, beaucoup trop lent», Accor passe la vitesse supérieure. «A terme, nous ne voulons aucuns capitaux engagés aux Etats-Unis et nous regarderons les marques d’intérêt pour Motel 6». Une mission confiée à Jim Amorosia, nouveau directeur général de Motel 6 (lire en rubrique Nominations).
Plus d'articles du même thème
-
Les investisseurs étrangers jouent contre les taux courts de la France
Face aux incertitudes budgétaires et politiques, les investisseurs étrangers, et probablement un peu les hedge funds, exacerbent la sensibilité des taux sur les Bons du Trésor français (BTF) à 6 mois. -
Apollo embarque Athora et l’Adic dans sa nouvelle machine à prêter européenne
Le gestionnaire américain lance European Credit Company, dotée de plus de 10 milliards d’euros de capacité de prêt, avec l’Adic, Athora, Norinchukin, Standard Chartered et une filiale de Temasek. -
Alphabet précède l’émission obligataire de Meta sur le marché euro
La maison mère de Google a réalisé lundi sa quatrième transaction obligataire sur le marché euro en un an et demi. Meta devrait suivre en dollar et en euro pour une transaction inaugurale sur six tranches.
ETF à la Une
BlackRock accélère le développement de sa gamme d’ETF obligataires actifs
- Les salariés des caisses régionales du Crédit Agricole obtiennent près de 2,2% d’augmentation
- La Société Générale fait son retour vers les futures
- Les gérants confirment leur confiance dans les marchés actions américains
- 2CRSI n’arrive pas à se remettre d’une attaque d’activiste
- La Société Générale poursuit sur sa lancée avec de nouveaux résultats records
Contenu de nos partenaires
-
Fight, fight, fightMidterms : pourquoi rien n'arrêtera Donald Trump
Perdre le Congrès rendra-t-il le président des Etats-Unis plus faible ? Rien n’est moins sûr. Son tempérament, ses leviers et l'absence d’enjeu électoral devraient plutôt l'encourager au combat -
Voie sans issue« Ils ne tiennent plus le manche » : le budget de Sébastien Lecornu s’enfonce dans l’impasse
Avec la stagnation de l’économie française, même le délicat scénario des ordonnances ne suffira plus à réduire le déficit à 5 % du PIB en 2027, malgré 43 milliards d’efforts. Bercy mise encore sur un accord de non-censure après un 49.3 -
EditorialLFI, le mensonge au quotidien
Les émules de Donald Trump ne sont pas toujours ceux que l’on croit