Abertis isole ses activités parkings et parcs logistiques pour ouvrir leur capital
Abertis se réorganise. Le groupe espagnol d’infrastructures a annoncé hier qu’il envisage de séparer ses cinq secteurs d’activités en deux compagnies distinctes afin de mieux «concentrer les ressources disponibles» et de cloisonner l’endettement de chacune. Selon les plans communiqués hier à l’autorité des marchés, à la veille de l’annonce de ses résultats annuels, les divisions parkings et parcs logistiques seront isolées au cours du premier semestre 2011 dans une nouvelle société non cotée, baptisée Saba Infraestructuras. Ces activités représentent 4,6% des revenus consolidés du groupe (3,2 milliards d’euros entre janvier et septembre 2010).
Les concessions autoroutières et aéroportuaires ainsi que les télécommunications, dont la participation dans Eutelsat, resteront chapeautées par Abertis Infraestructuras qui maintient la même structure actionnariale : la Caixa, à travers Criteria (28%), le fonds de capital-investissement CVC (15,5%) et le constructeur ACS avec 10% de participation indirecte.
Récemment arrivé au capital d’Abertis, CVC pourrait avoir encouragé l’opération selon les observateurs espagnols qui soulignent la volonté du fonds de recentrer les activités du groupe sur les concessions et l’appétit de ce dernier, ainsi que d’ACS, pour la rétribution en numéraire qu’ils pourraient en tirer. La réorganisation passe en effet par la distribution d’un dividende extraordinaire qui pourra être converti soit en numéraire soit en actions de Saba Infraestructuras. Ceci «permettra à tous les actionnaires d’Abertis de participer au nouveau projet», explique le groupe. Le capital de la nouvelle société sera ouvert «presque immédiatement» à de potentiels investisseurs institutionnels et les premiers contacts seront engagés dès la semaine prochaine.
Le président d’Abertis, Salvador Alemany, qui devrait se maintenir à la tête des deux compagnies, a néanmoins nié devant les médias que l’opération visait la vente des activités de parkings. Elle doit plutôt «créer un noyau d’actionnaires pour la nouvelle compagnie, disposant de leurs propres ressources et capacité d’endettement» afin de soutenir la croissance et lui permettre de devenir «leader mondial». Il a également affirmé que l’opération n’avait rien à voir avec l’arrivée au capital d’Abertis de CVC en 2010.
Plus d'articles du même thème
-
Natixis IM lance la septième édition de son concours de gestion de portefeuille virtuel
Jusqu'au 25 novembre, les étudiants peuvent poser leur candidature à « The Students Challenge ». Une douzaine d'équipes piloteront ensuite un portefeuille fictif de 100 millions de dollars, en mettant l’accent sur l'investissement responsable, l'intelligence artificielle et les actifs privés. -
Les banques et assurances se mobilisent contre les violences économiques au sein du couple
Face à l'emprise financière subie par près d'un quart des Françaises, les réseaux mutualistes déploient en urgence des forfaits gratuits et des cellules d'écoute dédiées. -
Natixis IM voit sa collecte trimestrielle ralentir à 1,1 milliard d’euros
Sur les neuf premiers mois de l'année 2026, les flux nets entrants s'élèvent à 19 milliards d'euros, principalement en stratégies fixed income.
ETF à la Une
Près d’un quart de la collecte d'octobre sur les ETF en Europe s’est dirigé vers les actifs américains
- La Société Générale fait son retour vers les futures
- Les gérants confirment leur confiance dans les marchés actions américains
- 2CRSI n’arrive pas à se remettre d’une attaque d’activiste
- La Société Générale poursuit sur sa lancée avec de nouveaux résultats records
- Le départ de Christine Lagarde dès février 2027 précipite sa succession à la BCE
Contenu de nos partenaires
-
Combien ça coûte ?Pourquoi la question énergétique va nous occuper tout l'hiver
Qu'il s'agisse de chauffage ou de carburants, beaucoup de Français souffrent du poids des factures énergétiques. Cela risque de ne pas s'arranger -
Tsunami bleuMidterms : les démocrates font basculer le Congrès et infligent un revers majeur à Donald Trump
Les Républicains essuient cette nuit l'un de leurs pires échecs électoraux depuis un demi-siècle. Un tsunami bleu emporte la Chambre des représentants et le Sénat des États-Unis, faisant vaciller des bastions rouges dont le Texas, le Kansas et la Caroline du Sud. -
Tic tacPrimaire: Gérard Larcher lance le compte à rebours
Si aucun candidat de la droite et du centre ne s'impose d'ici fin décembre, « il faudra un sursaut en début d'année », prévient le président du Sénat