A123 Systems se tourne vers un groupe chinois pour assurer sa survie
La Chine se positionne sur les énergies renouvelables. A123 Systems, une société américaine spécialisée dans les batteries lithium-ion pour les véhicules électriques et qui a bénéficié d’un programme Obama d’aide aux concepteurs de véhicules propres à hauteur de 249 millions de dollars, a accepté de céder une participation de 80% au conglomérat chinois Wanxiang Group Corp en contrepartie d’un investissement de 450 millions de dollars. «Il s’agit d’une première étape dans la consolidation d’un accord stratégique qui, nous le pensons, permettra de lever les incertitudes concernant la situation financière d’A123», a indiqué son directeur général, David Vieau. De quoi propulser les actions d’A123 de 9% à 56 cents.
Un soutien qui est le bienvenu alors que la société, détenue en partie par General Electric et qui n’a pas enregistré un seul trimestre bénéficiaire, a fait état hier d’une nouvelle perte trimestrielle de 82,9 millions de dollars, ou 56 cents par action, après une perte de 55,4 millions un an plus tôt. Dans le même temps, les revenus ont chuté de 53% à 17 millions et sa trésorerie a fondu de 113,1 millions, il y a un an, à seulement 47,7 millions fin juin. Depuis le début de l’année, ses actions ont perdu 71% de leur valeur et ne représentent plus qu’une pauvre fraction du prix de 13,50 dollars auquel elles ont été introduites en Bourse en 2009. Une IPO qui lui a permis de lever 378 millions.
L’opération devrait être réalisée très prochainement, et débutera par un prêt relais de 25 millions de dollars, qui sera suivi, dans le cas où les autorités chinoises et américaines donneraient leur accord, par le versement de 50 millions supplémentaires. A cela s’ajoutent l’engagement pris par Wanxiang d’acheter pour 200 millions de titres de dette senior convertible et d’investir 175 millions en exerçant des options. Des investissements qui devraient servir à la construction d’une deuxième usine.
Wanxiang Group, qui emploie 3.000 personnes aux Etats-Unis, détient déjà une coentreprise en Chine avec Ener1 Inc., une autre société américaine qui conçoit des batteries et a également bénéficié d’un financement de la part du Département de l’énergie américain. «Ils voient cette opération comme un moyen de satisfaire leurs ambitions sur le marché chinois», a indiqué David Vieau. En effet, Pékin cherche à réduire sa dépendance énergétique vis-à-vis du pétrole en investissant dans les voitures électriques.
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