Wendel veut accroître la part de ses investissements dans le non-coté
Wendel entend mettre l’accent sur ses activités dans le non-coté. «C’est aujourd’hui la cible prioritaire en termes de nouveaux investissements», a indiqué Frédéric Lemoine, président du directoire, lors des résultats semestriels.
Wendel entend investir des tickets unitaires de 200 à 500 millions d’euros en fonds propres en vue de détenir à moyen terme un portefeuille d’une dizaine de sociétés, contre trois actuellement (Materis, Stahl et Oranje-Nassau Développement). La part des activités non cotées s’est réduite à 9% de l’actif brut réévalué de Wendel (au 21 août 2012) à la suite d’opérations de cessions et d’introductions en Bourse (Legrand, Deutsch).
Bureau Veritas constitue le principal actif du groupe, pesant pour 48% de l’actif brut réévalué. «Cela peut apparaître risqué, mais Bureau Veritas est une société elle-même très diversifiée», en termes de secteurs et de géographie, a estimé le président. «Nous sommes dans une phase de réinvestissement et la part de Bureau Veritas devrait mécaniquement se réduire», a-t-il poursuivi.
Saint-Gobain représente 28% de l’actif brut réévalué du groupe, la trésorerie et des titres Legrand (conservés suite à l’introduction en Bourse) pesant pour 10% et 4%.
«Nous regardons beaucoup de dossiers, dont certains sont à un stade avancé», a indiqué Frédéric Lemoine. Wendel se concentrera sur des investissements en Amérique du Nord et en Europe, avec une volonté de réduire l’exposition à la France (29% du chiffre d’affaires).
Pour réaliser ses futures acquisitions, Wendel dispose d’une trésorerie de 874 millions d’euros, contre un milliard d’euros un an plus tôt. Par ailleurs, «il est peu probable que l’on soit encore actionnaire de Legrand à horizon 2015», a ajouté le président. Le montant des titres Legrand détenus par Wendel s’élève à quelque 385 millions d’euros.
Sur le premier semestre, le résultat net de Wendel a bondi de 60,2% à 724,8 millions d’euros, dopé par une plus-value liée à la cession de Deutsch (689,2 millions d’euros). La société a par ailleurs poursuivi la réduction de sa dette, la dette brute ayant été abaissée de 19% depuis le début de l’année, à 3,8 milliards d’euros.
Parallèlement,«nous avons voulu profiter de l’importante décote du titre Wendel (33,6% au 21 août) en réalisant un rachat d’actions», a expliqué Frédéric Lemoine. Wendel a racheté 450.000 actions, soit 0,9% du capital.
Plus d'articles du même thème
-
Les gérants affichent toujours un portefeuille offensif
Les actions pèsent encore 50%, tandis que l’obligataire progresse de deux points à 43%. Signe de relative confiance, la poche de cash retombe sur ses plus bas. -
Le forum fintech de l'AMF et de l'ACPR souffle ses dix bougies
En dix ans, les enjeux autour des fintechs ont changé. La tokenisation et l'intelligence artificielle sont sur le devant de la scène. -
Google fait son grand retour dans la compétition aux modèles d’IA de pointe
Google a lancé, jeudi 1er octobre, un nouveau modèle d'IA haut de gamme, Gemini 4 Argon, testé par quelques partenaires de confiance. Avec Anthropic et OpenAI, tous rivalisent sur la puissance de leurs outils d’IA, alors même qu'ils appellent publiquement à la modération.
ETF à la Une
WisdomTree mise sur des ETF à rendement défini
- L'ACPR stoppe Wakam dans sa course en l'obligeant à cesser ses souscriptions
- CNP Assurances fait un nouveau pas en dehors du réseau de La Banque Postale
- Laura Denis, un air frais souffle sur Bercy
- Le prix du pétrole retombe sous 100 dollars le baril
- L’IA ne sait pas lire correctement les résultats du CAC 40
Contenu de nos partenaires
-
Choix publicsLe budget de la défaite
Le budget 2027 n’échappe pas à la règle : une fois encore, les discours simulent la rigueur gestionnaire alors que l’exercice laisse croître la dépense -
Royaume-Uni : le soutien croissant des Britanniques à l’UE peut-il rebattre les cartes du Brexit ?
Plusieurs enquêtes récentes montrent qu’une part importante des Britanniques est désormais favorable à un retour dans l’Union européenne. Alors qu’Andy Burnham envisage ouvertement une nouvelle adhésion, une telle perspective nécessiterait de longues négociations, sans garantie pour Londres de retrouver les dérogations dont il bénéficiait avant le Brexit -
Guerre au Moyen-Orient : à court de missiles, l’Amérique découvre les limites de sa puissance
En sept mois de guerre contre l’Iran, les Etats-Unis ont largement puisé dans leurs stocks d’intercepteurs. Pensé pour protéger les alliés américains au Moyen-Orient, le système THAAD illustre aujourd’hui les difficultés de l’industrie de défense américaine à soutenir, sur la durée, une guerre de haute intensité