Wendel met en vente une partie de Materis pour s'éloigner du bâtiment
Evoqué publiquement dès janvier 2012, le découpage de Materis pourrait être effectif au premier semestre 2013. Wendel, son principal actionnaire, a annoncé hier la mise en vente de Parex, l’une des quatre divisions de ce chimiste spécialiste du bâtiment. La société d’investissement cotée a confié un mandat à BNP Paribas et à Rothschild. «On a décidé de céder Parex pour deux raisons principales: diminuer notre exposition globale au secteur de la construction et améliorer la situation financière de Materis», a déclaré Frédéric Lemoine, président du directoire de Wendel, à l’occasion de la présentation de ses résultats semestriels. La dette du chimiste, encore supérieure à 1,9 milliard d’euros, a donné lieu l’an dernier à d’âpres discussions avec ses multiples créanciers pour aboutir au report des principales échéances à l’automne 2015.
Wendel, qui détient 75% de Materis, mise sur un prix de vente équivalent à dix fois l’Ebitda de Parex, qui atteignait 99 millions d’euros l’an dernier. Soit quasiment 1 milliard d’euros. Fabricant de mortiers, Parex est l’entité la plus dynamique de Materis, avec un chiffre d’affaires en hausse de 7,4% au premier semestre, à 369 millions d’euros, contre un recul de 0,1% sur un an pour l’ensemble de sa maison mère. Cette dernière souffre du recul de sa division peintures, la moins exposée aux marchés émergents. Enfin, Parex concurrence en France les mortiers de Saint-Gobain.
Ce dernier reste la principale participation de Wendel dans le secteur de la construction, après la vente, en juin, de son reliquat d’actions de l’électricien Legrand. Les titres du fabricant de matériaux, achetés au plus haut, pèsent à eux seuls 30% des 10,8 milliards d’actif brut réévalué de Wendel, derrière Bureau Veritas (47%). La baisse de 35% de son résultat net au premier semestre, liée notamment à des frais de restructuration, pèse sur la performance de la société d’investissement. De plus faibles plus-values de cession plombent également le résultat net part du groupe de Wendel, divisé par deux sur un an, à 323 millions d’euros.
Son actif net réévalué (ANR) par action revient en revanche à son plus haut historique, à 136,4 euros au 20 août, grâce notamment à l’appréciation de ses participations cotées et à la baisse de son endettement. Soit une progression de 50% sur un an. Mais le titre Wendel affiche encore une décote sur ANR de 35%, contre 19% pour son concurrent Eurazeo.
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