Wendel attend de premières offres pour le spécialiste des mortiers Parex
Le groupe, qui a échoué à céder une autre activité de Materis en 2012, joue une partie serrée pour obtenir le prix de vente qu’il souhaite
Publié le
Alexandre Garabedian
L’heure de vérité approche pour Wendel. Le groupe attend cette semaine la remise des offres pour le premier tour d’enchères organisé par les banques BNP Paribas et Rothschild pour la vente de Parex, l’une des divisions du groupe de chimie de spécialités pour la construction Materis. Wendel, qui détient 75,5% de Materis, a annoncé fin août la mise en vente de Parex, spécialiste des mortiers, pour désendetter le groupe. La transaction pourrait constituer l’un des rares gros LBO de l’année en France, mais s’annonce tout sauf simple.
«C’est le genre de dossier que tous les grands fonds regardent», note un banquier. De là à déposer une offre, il y a cependant un pas. Entre Terreal, Monier et même Materis, qui a dû renégocier sa dette avec ses créanciers en mai 2012, le secteur du BTP en France a été un gros pourvoyeur de désillusions, notamment pour les LBO montés entre 2005 et 2007 avec un fort endettement. Même si Parex se distingue avec une croissance de 7,4% de ses revenus au premier semestre 2013, et réalise désormais près des deux tiers de son chiffre d’affaires hors de France, certains fonds préfèrent rester à l’écart du BTP.
En cas de vente à un fonds, les prêteurs ne seront pas non plus prêts à mettre un levier démesuré. «Il est tout à fait possible que Parex sorte à un levier de dette dans la fourchette de 4-5 fois l’Ebitda», note un banquier. Le fabricant de mortier étant bien parti pour dépasser les 100 millions d’euros d’Ebitda cette année (51,9 millions à fin juin), un LBO pourrait se monter avec un demi-milliard d’euros de dette. Reste à mettre autant de fonds propres pour satisfaire les exigences du vendeur: fin août, Wendel attendait un multiple de 10 fois l’Ebitda en valeur d’entreprise.
Une vente de Parex n’a en effet de sens que si elle se fait à un multiple qui permet de désendetter Materis, dont la dette nette atteignait 7,4 fois l’Ebitda fin 2012. Or, en 2012, Wendel a déjà cherché à vendre une autre activité de Materis, Kerneos, spécialiste des aluminates, dont la holding attendait aussi un multiple de 10 fois l’Ebitda. Un prix que ni Astorg ni Imerys, cités comme les candidats les plus intéressés, n’étaient prêts à mettre. Le groupe aurait aussi sondé l’intérêt du marché pour Chryso, la troisième des quatre divisions de Materis, qui produit des adjuvants pour le béton et le ciment. Wendel ne faisait hier aucun commentaire.
Avec un deuxième marché domestique, la banque française répond au manque de diversification qui lui a parfois été reproché. Elle ne cache pas sa volonté de développer rapidement la banque portugaise qui fait maintenant partie du groupe.
Le Panel Actions peine à suivre la nouvelle progression des Bourses américaine et japonaise en mai. Le CAC 40 et l’Euro Stoxx 50 pourraient gagner 2,6% à six mois et au moins 5% en un an. Wall Street ne gagnerait que 3% en un an.
Le PDG du pétrolier, Patrick Pouyanné, s’attend à ce que le prix du baril demeure durablement élevé en raison de cette crise qui devrait en outre inciter les Etats à renforcer leurs capacités en matière d'énergies renouvelables. Un domaine où le groupe français est également actif, contrairement à la plupart de ses pairs.
Le fonds coté multi-actifs géré activement vise à offrir une diversification du capital à long terme, au-delà des actions et obligations traditionnelles.
Le leader de La France insoumise a réussi à imposer son concept de « nouvelle France » quand ses adversaires cherchent encore le slogan capable de résumer en quelques mots l'idée forte de leur futur programme
Attal-Philippe-Retailleau. Tous les trois sont déterminés à aller jusqu'au bout de leur campagne. La menace d'un second tour entre les extrêmes, bien que de plus en plus crédible, n'a pour l'instant aucun effet
Drôle de paradoxe que ce PS qui persiste avec un programme social déconnecté des réalités économiques, aggravant la stagnation des salaires moyens dans une France en quête d’innovation et de croissance