Une acquisition en Chine peut prendre des allures de parcours d’obstacles
Les nombreuses autorisations nécessaires peuvent rallonger de plusieurs mois le bouclage d’une transaction si la cible est une entité publique
Publié le
Yves-Marc Le Reour
L’ouverture de la Chine aux investissements étrangers suscite l’intérêt grandissant des entreprises françaises à la recherche de croissance externe. Mais la multiplicité des risques encourus rend indispensable un strict respect des étapes qui jalonnent l’ensemble du processus d’acquisition dans ce pays, soulignaient les participants d’une conférence récemment organisée sur le sujet par le cabinet d’avocats Herbert Smith et par Deloitte. Ceci commence dès la phase de «due diligence» pour laquelle «un temps suffisamment long doit être prévu en raison de la difficulté à obtenir certaines informations sur la cible, concernant notamment les litiges en cours ou le détail des actifs immobiliers».
Le contrat d’acquisition devra privilégier un prix fixe car les autorités chinoises sont réticentes à délivrer un certificat de licence sur la base d’un accord prévoyant une formule d’ajustement de prix. L’existence d’un contrôle des changes doit également être prise en compte dans la procédure de paiement qui doit être effectif 3 mois après l’approbation des autorités. Pour une entité publique, le prix de rachat fera l’objet d’une évaluation officielle et il ne pourra, dans de nombreuses régions, être inférieur à 90% du montant estimé. Le temps nécessaire à la réalisation de la transaction sera dans ce cas rallongé d’au moins 2 mois, car il faudra passer par un processus d’enchères entre différents acheteurs potentiels.
Les projets d’acquisition inférieurs à 300 millions de dollars sont soumis à une autorisation des seules autorités provinciales, sauf dans les secteurs sensibles. Au-dessus de ce montant, différentes entités du gouvernement central (ministère du Commerce, du Budget, de l’Industrie) devront donner leur accord. Si certains de ces problèmes peuvent être contournés par la création d’un véhicule d’investissement offshore (à Hong Kong par exemple), il faut s’assurer que celui-ci dispose de moyens financiers suffisants.
La Chine a élargi son arsenal juridique pour réduire une corruption active et passive historiquement élevée, ayant ainsi introduit l’an dernier le concept de «corruption d’agent public étranger». Les entreprises françaises auront cependant intérêt à prévoir à l’avance «un plan détaillé concernant les pratiques et procédures anti-corruption devant être mise en œuvre post-acquisition».
Le fonds d’Abou Dhabi réclame au préalable des engagements d’apport pour au moins 80% du capital. Pour éviter le blocage de minoritaires, il promet une prime de 0,10 euro par action ordinaire, s’il parvient à sortir la société de la cote.
Les marchés se sont laissé séduire ces dernières semaines par le positionnement pro-marché de ce candidat hors-système, au discours critique sur le poids et le rôle de l'Etat.
Le premier ministre britannique a annoncé ce lundi son départ du 10 Downing Street ouvrant la voie à la désignation d’Andy Burnham d’ici à septembre. Le marché attend de connaître ses intentions budgétaires.
Marc Bloch a incarné de façon exemplaire, dans un moment de crise extrême et de déroute généralisée, où beaucoup perdirent tout repère, ce que sont les valeurs intellectuelles au service de l’action : l’honnêteté, la quête de la vérité, le souci de la cohérence intérieure, la rigueur
Alexis Burnod, médecin urgentiste & soins palliatifs, Institut Curie à Paris.
Membre de l’association Les éligibles et leurs aidants.
Auteur de l’Essai : Fin de vie, le cas de conscience – Editions de l’Observatoire.
Pour la troisième fois, les députés examinent à partir de ce lundi 22 juin la proposition de loi créant un droit à l'aide à mourir. Des soignants et associations redoutent que la société privilégie la mort au soin