Un accord sur le Brexit pour Noël
L’Union européenne et le Royaume-Uni devraient officialiser ce jeudi un accord commercial sur l’après-Brexit, à moins de huit jours du départ effectif des Britanniques de l’UE. Jeudi vers 6 heures du matin, au moment où nous écrivons, ni Bruxelles ni Londres ne confirmaient avoir trouvé une position commune, mais plusieurs sources annonçaient l’imminence de l’accord. Boris Johnson, le Premier ministre britannique doit tenir une conférence de presse ce matin, selon la BBC.
Pour le Daily Mail, la solution avait été trouvée mercredi mais le négociateur européen Michel Barnier et son homologue britannique David Frost souhaitaient un peu plus de temps pour finaliser le texte. Ces dernières heures de négociations ont été menées dans un climat spécial, alors que la Grande-Bretagne était quasiment coupée du reste du monde du fait de la diffusion d’un nouveau variant du Covid.
Une source à la Commission européenne a confirmé que les discussions se poursuivaient mercredi soir, mais qu’elles étaient dans leur «phase finale». Un responsable de l’UE a cependant mis en garde : «Tout pourrait se retourner dans l’autre sens». Le dossier du Brexit n’a il est vrai pas manqué de rebondissements depuis le référendum de juin 2016.
Signe de l’avancée des discussions, les Etats membres avaient entamé mercredi des préparatifs pour une procédure d’application provisoire d’un éventuel accord commercial afin qu’il soit mis en place à partir du 1er janvier car le Parlement européen n’aura pas le temps de le ratifier d’ici cette date.
Formellement, le Royaume-Uni a quitté l’UE le 31 janvier dernier mais est alors entré dans une période de transition durant laquelle il reste soumis aux règles européennes, et donc aux accords commerciaux négociés par la Commission européenne au nom des Etats membres de l’UE. Cette période transitoire court jusqu’au 31 décembre 23h00 GMT.
Ce nouvel accord doit permettre, à partir du 1er janvier, d’ordonner les 1.000 milliards d’euros d'échanges commerciaux annuels entre Londres et le bloc des Vingt-Sept, et éviter le rétablissement de quotas et droits de douane. Négociés à part, les services financiers, premier secteur de l'économie britannique, ne font pas partie de cet accord.
L’un des derniers gros points d’achoppement des négociations portait sur les quotas de pêche et les conditions d’une concurrence équitable, avait indiqué mercredi matin le gouvernement britannique.
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