UBS tente de rassurer avant la présentation du big-bang de sa banque d’investissement
Commandant par intérim à la barre du navire UBS, Sergio Ermotti entretient le suspense dans l’attente de la présentation, toujours attendue le 17 novembre, du plan de restructuration de l’activité de banque d’investissement. A l’occasion de la publication des résultats trimestriels, le dirigeant a tenu à confirmer hier que la mise en œuvre de ce «plan essentiel» rendra les activités du groupe «moins complexes». Le chantier doit mener à «une plus grande efficacité du capital» et garantir «aux actionnaires des rendements plus stables».
Si la banque croit «avoir toutes les raisons» de garder confiance, elle reconnaît que les conditions d’activité, particulièrement dans le trading, «ont peu de chance de s’améliorer de manière notable» faute notamment de «solutions satisfaisantes» aux problèmes de la dette souveraine européenne ou de réveil de la machine économique aux Etats-Unis. De quoi pour UBS «créer des obstacles pour la croissance des revenus et de la collecte d’actifs».
Le bénéfice net du troisième trimestre s’est révélé supérieur aux attentes, à 1,02 milliard de franc suisses (832 millions d’euros, stable par rapport au trimestre précédent), UBS ayant promis début octobre un modeste bénéfice dans le sillage de la fraude découverte en septembre à Londres. Parallèlement à un gain sur dette propre de 1,76 milliard, l’impact financier négatif de la fraude est totalement pris en compte au sein des résultats du trimestre écoulé, à hauteur de 1,8 milliard de francs (entraînant une perte avant impôts de 650 millions de la banque d’investissement). UBS a identifié deux défaillances en matière de contrôle interne ayant permis la fraude : sur la confirmation bilatérale avec les contreparties pour des règlements survenant plus de deux semaines après l’opération et sur la réconciliation des opérations internes entre les différents pôles. La banque a concédé hier qu’elle continuait à travailler sur le sujet.
Alors même que l’effet de la fraude sur la confiance des clients ne peut être encore pleinement mesuré, UBS a fait part d’une collecte négative de 2,6 milliards de francs en gestion d’actifs au trimestre écoulé, compensée par un flux net positif de 7,8 milliards côté gestion de fortune.
Plus d'articles du même thème
-
« Wall Street s’inquiète peut-être, mais Main Street va bien »
Florian Ielpo, responsable de la recherche macroéconomique chez Lombard Odier IM. -
«Notre vision plus constructive reflète une amélioration de l’éventail des opportunités»
Felix Freund, responsable du crédit des marchés développés chez Aberdeen Investments. -
PARTENARIATDette AT1 : trop d’acheteurs pour trop peu de papier ?
Entre offre et demande : décryptage des ressorts techniques d’un marché difficile à ignorer.
ETF à la Une
Defiance lance le premier ETF Ucits dédié aux «Sept Magnifiques»
- Crédit Mutuel Arkéa avoue être victime d'une cyberattaque historique
- Jean-Pierre Thomas (TVI) : «Il n’y a pas de dossier Thomas Vendôme Investment mais un dossier Malakoff Humanis»
- La Société Générale supprime des postes dans sa banque de détail et ses services titres
- Les gérants confirment leur confiance dans les marchés actions américains
- Pour les banques françaises, la défaite de Donald Trump éclipse une décision de Fitch
Contenu de nos partenaires
-
Applaudimètre« Même si vous ne m’aimez pas » : au Bourget, la démonstration de force de Jean-Luc Mélenchon
Devant plus de 20 000 personnes selon les organisateurs, le candidat insoumis a présenté samedi la version actualisée de son programme L'Avenir en commun. Pour espérer battre Marine Le Pen, il compte sur des « causes communes » plutôt que sur des concessions. -
Sécurité européenne : les dirigeants européens rejettent le projet d’accord de Trump avec Moscou
Donald Trump promet la conclusion d’un vaste accord avec la Russie qui pourrait concerner « toute l’Europe ». À quelques jours de la reprise des pourparlers sur l’Ukraine à Abou Dhabi, les Européens préviennent que la sécurité du continent ne se négociera pas sans eux -
Introduction en Bourse d’Anthropic : le krach des valeurs de l’IA fait fondre la valorisation espérée
Après la chute historique du Nasdaq jeudi, les investisseurs intéressés par l’introduction en Bourse du créateur de Claude n’évoquent plus qu’une valorisation comprise entre 1 100 et 1 300 milliards de dollars, très loin des 2 000 milliards encore envisagés début octobre