UBS France a déprécié ses survaleurs dans CCR en 2012
En pleine tourmente juridico-fiscale, UBS Holding France a publié vendredi au Balo des comptes 2012 en forte baisse. Son produit net bancaire (PNB) a reculé de 7,8% (à 177 millions d’euros): le contexte de taux d’intérêt bas et de volatilité des marchés a pesé sur ses revenus d’intérêts et de commissions.
A cela s’ajoute une hausse de 10,7% des charges générales d’exploitation, lesquelles atteignent 137 millions d’euros. UBS France subit également les conséquences de la décision de sa maison mère suisse, fin octobre, d’accélérer son plan de transformation, qui se traduit par la fermeture d’une grande partie du pôle taux et change du groupe. L’entité locale de banque d’investissement, UBS Securities France, «a engagé une restructuration de son organisation au travers d’un plan de sauvegarde de l’emploi. Le coût des mesures de restructuration s’établira à environ 13 millions d’euros et a été provisionné dans les comptes de l’exercice», indique la banque. En effet, ses dirigeants avaient expliqué dans L’Agefi en avril dernier qu’UBS Securities allait se séparer de 25 salariés, soit un quart de ses effectifs sur un total de 100. Ces suppressions touchent presque exclusivement (22) les équipes de conseil en fusions-acquisitions et de salle de marché. La baisse des transactions et le rejet des produits complexes, consommateurs de ressources de bilan, expliquent ce choix.
Pour finir, ayant effectué une valorisation de ses filiales au 31 décembre, UBS France a dû déprécier de 10,4 millions d’euros ses survaleurs liées à l’acquisition de CCR Asset Management (en 2009). Tous ces éléments réunis, le résultat net du groupe a plongé de 69% en 2012 et atteint 16,2 millions d’euros.
Plus d'articles du même thème
-
Les Etats-Unis ont moins créé d'emplois que prévu en septembre
L'économie américaine a créé 29.000 postes, contre 84.000 attendus. Le taux de chômage a légèrement remonté. -
PARTENARIATLes prêts directs non sponsorisés, opportunité négligée du crédit privé
Les prêts directs sponsorisés continuent de dominer le marché européen du crédit privé, représentant environ 80 % du marché de la dette de la région[1]. La croissance des prêts directs européens se poursuit à un rythme soutenu avec près de 100 milliards d’euros levés au cours des 2 dernières années et des actifs sous gestion totaux estimés à environ 450 milliards d’euros[2]. -
Créances douteuses : pourquoi le marché français ne décolle pas
Nabil Krimi, cofondateur de NovaDebt, explique que le marché français des créances douteuses gagnerait à se développer aussi bien dans l'intérêt des cédants que des acheteurs.
ETF à la Une
Capital Group va lancer quatre ETF actifs en Europe début 2027
Contenu de nos partenaires
-
Impôts : défiscaliser outre-mer, mais pas n’importe comment !
Face aux risques d’arnaques, les professionnels de l’investissement en Girardin industriel s’organisent -
Shérif, fais-moi peurColère lycéenne : pour Karim Bouamrane, « LFI n'est pas la source du problème, elle est le catalyseur »
Le maire socialiste de Saint-Ouen et candidat à l’élection présidentielle a reçu, jeudi 1er octobre, une délégation de lycéens pour prévenir les tensions. Sa stratégie tranche avec celle de son homologue LFI à Saint-Denis, Bally Bagayoko, qui prend part au mouvement devant les établissements -
Le poids des motsPrimaire à gauche : Olivier Faure et Raphaël Glucksmann irréconciliables sur le « génocide » à Gaza
Jeudi soir sur France 2 et France Inter, les deux rivaux de la primaire socialiste se sont violemment accrochés sur la définition qu’il convient de donner aux massacres de civils palestiniens. Mais parler de Gaza ou de LFI, n’est-ce pas la même chose, tant cette cause a été préemptée par Jean-Luc Mélenchon dès le lendemain du 7 octobre 2023 ?