Twitter porte formellement plainte contre Elon Musk
L’action Twitter a rebondi de près de 10% depuis mercredi, après plusieurs séances de baisse. La veille, l’éditeur du réseau social avait déposé formellement plainte contre Elon Musk auprès du tribunal du Delaware pour violation du contrat de rachat de Twitter pour 44 milliards de dollars, demandant au tribunal de l’Etat américain de contraindre le milliardaire à boucler l’opération au prix de 54,20 dollars par action.
Cette hausse du cours montre que Wall Street anticipe des dommages et intérêts punitifs ou un règlement bien au-delà des frais de rupture d’un milliard de dollars. Le vendeur à découvert Hindenburg Research a déclaré, mercredi, avoir pris une position longue sur Twitter. «La plainte de Twitter constitue une menace crédible pour l’empire de Musk», a expliqué la firme sur Twitter.
De son côté, Elon Musk avait résilié son contrat par une lettre de son avocat, datée du 8 juillet, envoyée au gendarme boursier américain, la Securities and Exchange Commission (SEC).
Dans sa plainte, Twitter reproche à Elon Musk d’avoir orchestré une mise en scène publique et de se croire au-dessus des lois contractuelles, après avoir «proposé et ensuite signé» un accord à l’amiable de rachat. Elon Musk se croit «libre de changer d’avis, de démolir la réputation de l’entreprise, de perturber ses opérations, de détruire de la valeur pour les actionnaires et de partir», écrivent les avocats du réseau social.
Twitter accuse le fondateur de Tesla et de SpaceX de violation de leur accord et, notamment, d’avoir contribué à faire baisser l’action Twitter en dénigrant l’entreprise. «Depuis qu’il a signé l’accord de fusion, Musk a dénigré de façon répétée Twitter et l’accord, ce qui a créé un risque commercial pour Twitter et une pression à la baisse pour ses actions», affirment les avocats de Twitter. De fait, l’action du réseau social avait chuté à 34,06 dollars mardi, contre plus de 50 dollars quand l’offre de rachat d’Elon Musk a été acceptée, fin avril, par le conseil d’administration de Twitter.
Autre argument, les avocats estiment que sa décision de ne pas racheter le réseau social est directement liée aux fluctuations de son cours de Bourse. «Plutôt que de supporter le coût de ce retournement du marché, comme le contrat de fusion l’exige, Musk veut le faire porter aux actionnaires de Twitter», écrivent-ils.
Elon Musk, lui, assure que la firme californienne lui a menti sur le nombre de bots (faux comptes) présents sur sa plateforme. Le réseau social maintient que ces derniers constituent moins de 5% des utilisateurs réguliers.
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