Spread Research change d’actionnariat pour grandir
Le capital de la société lyonnaise de notation financière et extrafinancière est désormais détenu à 60% par neuf investisseurs institutionnels de renom.
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Julien Beauvieux
Spread Research, enregistrée comme agence de notation depuis 2013, entend se spécialiser dans les ETI.
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Le développement de Spread Research bénéficie désormais de soutiens de poids. Créée en 2004 et à l’origine spécialisée dans la recherche crédit, la société lyonnaise de notation financière va en effet pouvoir compter sur les contacts de neuf investisseurs institutionnels de renom (AG2R La Mondiale, Apicil, Auctus Lending, Bpifrance, Eiffel IG, Groupama Rhône-Alpes Auvergne, Klésia, Siparex et SMABTP). Ces derniers ont pris en juillet 60% du capital et entendent favoriser l’émergence d’un spécialiste européen de la notation financière et extrafinancière.
«SR-Le Club (la structure ad hoc qui a réalisé l’investissement, ndlr) a racheté en amont d’une augmentation de capital les parts détenues notamment par les business angels», explique Sylvain de Forges, ex-directeur général délégué d’AG2R La Mondiale et président du nouveau conseil de surveillance de Spread Research. Au global, le groupe d’investisseurs institutionnels a injecté quelques millions d’euros dans Spread Research pour consolider sa position financière et lui donner les moyens de son développement, que ce soit pour les investissements informatiques nécessaires et pour des recrutements visant à renforcer encore la qualité de l’analyse et aussi la proactivité commerciale».
Spread Research, qui s’est enregistrée comme agence de notation auprès de l’Esma en juillet 2013 dans le contexte de l’encadrement réglementaire entré en vigueur en 2011, entend offrir des tarifs compétitifs pour les ETI. Malgré l’ouverture à la concurrence, le marché demeure dominé par le «big 3», S&P Global Rating, Moody’s et Fitch Ratings, avec à la clé des tarifs de l’ordre de 20.000 à 30.000 euros peu compatibles avec les besoins des entreprises souhaitant lever quelques millions d’euros.
«Spread Research pourra s’appuyer sur les contacts entretenus par ses actionnaires avec les entreprises qu’ils souhaitent financer. Nous entendons également renforcer la notoriété de la société pour asseoir le développement en France mais aussi davantage pénétrer des marchés comme l’Italie et l’Allemagne, où de nombreuses ETI industrielles sont implantées», explique Sylvain de Forges.
Outre l’essor de nouveaux instruments comme les Neu CP ou les Euro PP, Spread Research entend aussi capitaliser sur sa capacité à émettre des notations extrafinancières, née de son rapprochement en février avec EthiFinance. Un argument de poids pour les institutionnels soumis à des obligations d’information dans le cadre de l’article 173 de la loi sur la transition écologique et énergétique.
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