Siparex lève un fonds de 120 millions d’euros
A l’occasion d’un traditionnel point d’activité sur ses performances annuelles, Siparex a annoncé le bouclage d’un véhicule de 120 millions d’euros. Après un premier fonds de 125 millions d’euros levé en 2006, ce nouveau fonds, axé sur des opérations de capital développement et LBO visant des sociétés valorisées entre 10 et 40 millions d’euros, pourrait voir son montant légèrement augmenter, les réponses de quelques investisseurs étant encore attendues.
Le Crédit Agricole, qui a cédé fin 2011 son pôle de capital investissement, occupe la première place des investisseurs institutionnels du fonds avec une souscription, via Predica et huit caisses régionales, de 40 millions d’euros. Les investisseurs historiques ont par ailleurs représenté 85% des souscriptions.
Siparex a ainsi levé un montant global de 170 millions d’euros en 2011, incluant également deux fonds régionaux et un fonds dans l’innovation solidaire. Le groupe d’origine lyonnaise, qui gère plus d’un milliard d’euros d’encours, prévoit par ailleurs la levée d’un nouveau véhicule en 2012. «L’objectif de ce fonds, ciblant des sociétés valorisées plus de 40 millions d’euros, est de 150 à 180 millions d’euros», indique Bertrand Rambaud, président de Siparex. Ce véhicule succédera à un fonds de première génération, levé en 2007 pour 150 millions d’euros.
Siparex s’est révélé actif sur 2011. Les investissements ont progressé de 25% à 85,5 millions d’euros. Les cessions, qui ont crû de 44% à 158,9 millions d’euros, ont permis de dégager 79 millions d’euros de plus-values, pour un multiple moyen de cession de deux.
Dans les activités de capital développement et transmission (600 millions d’euros d’encours), Siparex a investi 46 millions d’euros dans neuf sociétés, soit une hausse de 32%, pour des montants unitaires compris entre 1,4 et 14 millions d’euros. Les cessions, au nombre de quatorze, ont augmenté de 22% à 114,3 millions. Au sein du pôle proximité innovation (520 millions d’euros gérés), les investissements ont progressé de 17% à 39,5 millions, portés par l’intégration d’UFG-Siparex, tandis que les cessions ont été multipliées par 2,5 à 44,6 millions.
Sur 2012, «nous disposons d’un carnet de commandes intéressant et de nombreux dossiers sont par ailleurs ouverts sur le plan des cessions, majoritairement avec des acteurs industriels», souligne Bertrand Rambaud.
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