SigFox boucle l’une des plus importantes levées de fonds de start-up française
Après Criteo et BlaBlaCar, le club des étoiles montantes françaises de la net-économie s’est enrichi d’un nouveau membre. Créée en 2010, la start-up SigFox spécialisée dans les objets connectés a levé 100 millions d’euros auprès de ses actionnaires historiques et de nouveaux investisseurs. Evoqué en octobre dernier par sa présidente, Anne Lauvergeon, le projet d’IPO au Nasdaq d’ici à 2016 demeure en outre d’actualité étant donné les besoins d’investissement de la société.
«La levée a suscité beaucoup d’intérêt et nous aurions facilement pu lever 50 millions d’euros de plus», se félicite Benoît Grossmann, managing partner d’Idinvest Partners, qui est entré au capital en mars 2014. La levée comprend un tour de table de 81 millions d’euros et une réserve de surallocation de 19 millions, d’autres investisseurs devant se joindre à l’aventure dans les deux prochains mois.
En pointe sur la connectivité de longue distance et de basse consommation, la société offre des perspectives attractives. «Aujourd’hui, l’internet des objets demande beaucoup d’énergie et de bande passante si on utilise une technologie GSM classique», explique Benoît Grossmann. Avec à la clef des investissements de plusieurs milliards d’euros, là où ceux de SigFox se chiffrent en millions.
Cette technologie de rupture a rapidement suscité des intérêts chez les investisseurs. Omnes Capital avait été le premier à entrer dès 2010 au capital, qui comptait avant l’opération IXO PE, Partech Ventures, Idinvest et Bpifrance. Parmi les nouveaux venus figurent le fonds alternatif américain Elliott Management, les industriels GDF Suez et Air Liquide, les opérateurs télécoms espagnol Telefonica, japonais NTT Docomo et sud-coréen SK Telecom, ainsi que l’opérateur de satellites Eutelsat.
Ce tour de table souligne la dimension industrielle du projet de SigFox, qui revendique déjà un réseau d’un million de kilomètres carrés, dont une couverture à 100% de la France. «Pour convaincre les fabricants d’appareils d’intégrer la technologie de SigFox, il faut être en mesure de leur proposer une base de couverture plus large que la France», souligne Michel de Lempdes, le responsable capital-risque d’Omnes Capital, qui pointe notamment les projets de développement aux Etats-Unis.
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