Robinhood lève 2,4 milliards de dollars supplémentaires
Le courtier a collecté au total 3,4 milliards depuis vendredi.
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Capucine Cousin
Gamestop, une chaîne de magasins de jeux vidéo et de matériel électronique (maison mère de Micromania)
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Bloomberg.
La plateforme de courtage Robinhood a levé 2,4 milliards de dollars supplémentaires (2 milliards d’euros), a-t-elle annoncé dans un billet sur son blog, lundi soir, portant à 3,4 milliards le total levé depuis vendredi. Le tour de table a été mené par Ribbit Capital avec la participation de ses investisseurs existants, dont Iconiq Capital, Andreessen Horowitz, Sequoia, Index Ventures, et NEA. Les fonds ont été levés sous la forme d’obligations convertibles en actions. Ce tour de table s’ajoute à une première levée d’un milliard de dollars réalisée auprès de ses investisseurs existants.
Ces fonds lui permettront de faire face à ses besoins de couverture après la flambée boursière de GameStop, ainsi que d’autres titres, et de garantir les transactions des centaines de milliers de nouveaux comptes que le courtier a ouverts depuis jeudi, puis de lever ainsi les restrictions sur les négociations qui ont mis en colère les clients du courtier.
La semaine dernière, la firme s’est retrouvée au coeur d’une polémique pour avoir limité la possibilité de passer de nouveaux ordres sur GameStop ou AMC Entertainement, des valeurs devenues la coqueluche d’investisseurs individuels via les réseaux sociaux et la plateforme communautaire Reddit.
Appli téléchargée plus de 600.000 fois en un jour
Très prisée des jeunes Américains, pionnière du courtage sans commissions, Robinhood a vu son application mobile téléchargée plus de 600.000 fois au cours de la seule journée de vendredi, selon des analystes de JMP Securities. La flambée des opérations sur ces titres a obligé les intermédiaires chargés de la compensation à réclamer davantage de fonds pour garantir les transactions.
Pour stopper l’hémorragie, l’application Robinhood adécidé jeudi dernier de bloquer les transactions sur 13 actions dont les cours avaient connu des hausses stratosphériques à Wall Street à la suite de l'«effet GameStop», provoquant la colère de certains actionnaires individuels. Dès cette annonce, le 28 janvier, un cabinet new-yorkais a lancé une class action contre le courtier, également dans le viseur de la SEC, l’autorité américaine des marchés financiers.
La société a, depuis, levé une grande partie de ces restrictions tout en maintenant certaines limites sur les transactions.
«Nous assistons à un mouvement où les gens ordinaires prennent en main leur propre avenir financier, beaucoup investissant pour la première fois via Robinhood. Grâce à ce financement, nous créerons et améliorerons nos produits qui permettront à davantage de personnes d’accéder au système financier», a précisé la société dans son billet lundi.
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