Retraites : les 65 ans ne sont «pas un totem» pour Elisabeth Borne
Le gouvernement dévoilera les détails de son projet le 10 janvier. Les discussions avec les partenaires sociaux et avec les autres groupes politiques se poursuivent.
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Johann Corric
Elisabeth Borne, Première ministre.
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Encore une semaine à attendre. Initialement prévue le 15 décembre, la présentation de la réforme des retraites voulue par le gouvernement aura bien lieu le 10 janvier prochain, a confirmé la première ministre, Elisabeth Borne, mardi matin au micro de Franceinfo. Elle sera ensuite présentée en Conseil des ministres le 23 janvier, puis débattue à l’Assemblée nationale à partir de début février. L’exécutif souhaite que la loi soit votée à la fin du premier trimestre pour une entrée en vigueur à la fin de l’été.
En attendant «les discussions se continuent et vont se continuer aujourd’hui même», a indiqué Elisabeth Borne. Interrogée sur le décalage de l’âge de départ à la retraite à 65 ans, elle a précisé qu’il ne s’agissait «pas d’un totem». Il existe «d’autres solutions qui peuvent permettre d’atteindre l’équilibre de notre système de retraite à l’horizon 2030, ce qui est notre objectif», a précisé la première ministre. Une hausse du montant des cotisations est toutefois exclue : «une ligne rouge pour nous est de ne pas augmenter le coût du travail».
Pas plus de 43 ans
Elle a par ailleurs confirmé que la durée de cotisation n’ira «pas au-delà des 43 années (…) qui sont prévues dans la réforme Touraine pour avoir une retraite à taux plein». «Personne ne devra travailler 47 ou 48 ans», a-t-elle complété.
Elisabeth Borne a également assuré que le seuil des 67 ans qui permet de partir à la retraite sans décote même en cas de carrière incomplète ne bougera pas.
Enfin, elle ne s’est pas prononcée sur le caractère rétroactif (applicable aux retraités actuels), ou non, de la mise en œuvre d’un montant de retraite minimum égal à 85% du smic pour une carrière complète prévu par la réforme.
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