Retraites: la réforme s’appliquera à partir de la génération 1975
Le Premier ministre Edouard Philippe a présenté, mercredi devant le Conseil économique, social et environnemental (CESE), les grands axes très attendus du projet de réforme des retraites.
«Le temps est venu de construire un système universel de retraites», a déclaré le Premier ministre en préambule, avant de confirmer que «celui des régimes spéciaux s’achève».
Affirmant avoir écouté et entendu les partenaires sociaux et l’ensemble des Français, Edouard Philippe a dit vouloir proposer «un nouveau pacte entre les générations, un pacte fidèle dans son esprit à celui que le Conseil national de la Résistance a imaginé et mis en oeuvre après-guerre.»
Parmi les principaux points retenus par l’exécutif, Edouard Philippe a mentionné la retraite minimum garantie à 1.000 euros et «85% du SMIC dans la durée», l'âge légal à 62 ans, avec un âge d'équilibre à 64 ans, un système de bonus-malus, des points supplémentaires dès le premier enfant et la majoration pour les parents de familles nombreuses.
Indexation sur les salaires
Les partenaires sociaux fixeront la valeur du point «sous le contrôle du Parlement», a-t-il assuré. «La loi prévoira une règle d’or pour que la valeur du point acquis ne puisse pas baisser» avec «une indexation non pas sur les prix mais sur les salaires qui dans notre pays augmentent plus vite», a précisé le Premier ministre.
Il a également affirmé que les générations nées avant 1975 ne seront pas concernées par le nouveau système et que les nouvelles règles commenceront à s’appliquer à partir de 2025. La génération 2004 sera la première à intégrer le système en 2022, lorsque les nouveaux droits seront mis en place au premier janvier.
«Il n’y a pas d’agenda caché, nous ne cherchons pas de petites économies», a-t-il encore assuré. «Notre ambition d’universalité est une ambition de justice sociale, nous ne voulons léser personne», il n’y aura «ni vainqueur ni vaincu».
«Les femmes seront les grandes gagnantes du système universel», a assuré le Premier ministre. Une revalorisation de 5% sera notamment accordée «dès le premier enfant», a-t-il précisé, et 7% à partir du troisième enfant. «Nous construisons donc un système de retraite plus juste pour les femmes».
«Les plus riches paieront une cotisation de solidarité plus élevée qu’aujourd’hui», a encore annoncé Edouard Philippe. «La responsabilité c’est de tenir compte des données économiques et démographiques», a-t-il ajouté, soulignant l’esprit de «responsabilité» qui doit selon lui prévaloir pour conduire cette réforme.
Le Prmeier ministre est en revanche resté muet sur l’avenir des réserves Agirc-Arrco.
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