Paris souffre d’un manque d’attractivité de son immobilier en Europe
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Image Dan Novac/Pixabay
Malgré une très enviable 2ème place en terme d’investissements réalisés, la capitale française n’est que 22ème sur 26 en ce qui concerne l’attractivité.
Comment expliquer le paradoxe de Paris ? La capitale française est à la deuxième place (ex aequo avec Berlin) des investissements réalisés en Europe entre le quatrième trimestre 2014 et le troisième trimestre 2015 avec 10 milliards d’euros. Très loin tout de même derrière Londres et ses 47 milliards d’euros de transactions.
Mais lorsque l’on évoque l’attractivité de Paris pour les investisseurs en 2016, elle ne pointe qu'à la 22e place (sur 26). La Ville Lumière progresse de deux places mais peine à entrer dans le top 20.
Selon les résultats de l’enquête «Emerging Trends in Real Estate» réalisée par PwC, les projets d’investissements et de développement en 2016 sont à 3,44 et 3,16 sur une échelle de 1 à 5. Le chiffre 1 étant un projet «très faible» et le 5 un projet «excellent’’.
La capitale est considérée dans l'étude comme «trop chère» et paradoxalement avec «des fondamentaux faibles». Les loyers sont considérés «sous pression», l'économie locale et la demande «faibles». Paris souffrirait également de son statut de métropole. PwC émet l’hypothèse que dans un environnement post-crise, les projets d’investissements se tournent moins vers les grandes villes, ayant déjà été celles qui ont porté la reprise, et plus vers les capitales régionales, telles que Birmingham, classée par exemple 6ème.
La menace terroriste semble peu jouer sur le manque d’attractivité pour la capitale. En tous cas, pas simplement pour elle. «Il y a un risque d’impact concernant la vente au détail et les hôtels. Mais ce n’est pas seulement un problème pour Paris», explique l'étude.
Dans les premières places du classement, les villes allemandes se taillent la part du lion. Berlin reste stable à la première place (projets d’investissements et de développement à 4,13 et 4,05), suivie de Hambourg qui progresse de deux places. Dublin, Madrid, Copenhague et Birmingham arrivent ensuite.
NatWest et Santander ont émis des obligations subordonnées Additional Tier 1 (AT1) remboursables par anticipation seulement après 10 ans, au lieu des 5 ans habituels. Pour les banques, cela repousse les échéances de leur refinancement. Pour les investisseurs, les risques de dépréciation et de non-remboursement à date de «call» augmentent.
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