Paris Orléans veut réveiller l’activité de son titre en Bourse
Huit mois après la réorganisation du groupe Rothschild, le titre Paris Orléans fait du surplace. «La liquidité est insuffisante, alors que nous aimerions avoir un volant de liquidité représentant à terme 30 à 40 % du flottant», déclare Olivier Pécoux, directeur général de la holding qui contrôle désormais l’ensemble des activités de la banque Rothschild à Paris et de sa cousine suisso-britannique Rothschild Continuation Holdings.
A 17,15 euros, le cours est quasi similaire au prix de l’offre publique qui a renforcé le flottant tout en transformant Paris Orléans en société en commandite. Cela a pérennisé le contrôle de la famille Rothschild (46,9% des parts pour 55,9% des droits de vote), mais la valorisaiton reste égale à une fois les fonds propres. «Ce n’est pas suffisant pour faire des acquisitions ou lever du capital, pointe Olivier Pécoux. Nous avons un potentiel important devant nous car notre valeur n’est pas reflétée dans notre cours actuel, quand on le compare à celui des principaux conseillers indépendants cotés qui ont des P/E (ratio cours sur bénéfice, NDLR) supérieurs à 20.» Une allusion directe à Lazard ou Evercore.
Pour redynamiser le titre, «nous allons poursuivre les roadshows auprès des investisseurs et, en fin d’année, nous espérons avoir cinq analystes couvrant notre titre, dont trois anglo-saxons», avance le dirigeant. Paris Orléans est déjà suivi chez AlphaValue et Natixis. Ce dernier, qui a présenté l’offre publique de juin dernier avec une prise ferme de 10%, pourrait vendre un bloc d’actions prochainement, estime une source proche.
Sur le plan opérationnel, «nous avons lancé un plan de réduction de coûts dont les effets en année pleine seront perceptibles sur l’exercice 2013-2014 (clos fin mars, NDLR), explique Olivier Pécoux. Nous avons réduit progressivement les effectifs globaux de la banque d’affaires passés d’environ 980 à 850 banquiers en 18 mois. Soit une économie brute annuelle de 25 millions d’euros. Nous allons également diminuer nos frais de fonctionnement avec un objectif en année pleine de 20 millions d’euros.»
La banque d’affaires représente 68% des revenus 2012 de Paris Orléans (1,12 milliard d’euros) qui opère aussi en capital-investissement et en gestion-banque privée. «Investir dans un groupe comme le nôtre permettra de profiter pleinement de la reprise mondiale du M&A, avec une bonne résistance dans des cycles baissiers», assure Olivier Pécoux.
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