Paris Europlace relance le groupe Cassiopée sur l’obligataire
Tel le phénix, le groupe Cassiopée renaît de ses cendres. Paris Europlace a réuni la semaine dernière les acteurs du marché obligataire parisien pour relancer les plates-formes d’échange de dette sur le marché secondaire. Constitué en avril 2010, ce comité avait été dissous après la validation de trois projets. Mais depuis, la seule plate-forme active, BondMatch d’Euronext, ne décolle pas.
«Notre volonté est aujourd’hui d’accélérer le mouvement de bascule sur ces plates-formes électroniques et de mieux communiquer autour de ce sujet», explique à L’Agefi Vincent Cornet, le patron de la gestion de La Banque Postale AM, qui dirigera les nouveaux travaux du comité. «Il s’agit de capitaliser sur les outils existants et de les rendre plus visibles, lisibles et utilisables», précise ce dirigeant qui se félicite de la présence à cette réunion de sociétés de gestion, de banques, de courtiers, d’investisseurs et d’autorités de tutelle. «La présence d’une grande banque comme BNP Paribas est un signal fort quant à leur engagement», souligne un observateur présent à la réunion. Le comité sera rebaptisé, une façon de faire oublier le demi-échec de cette première phase de mise en œuvre.
Les gérants ont un rôle charnière à jouer dans la montée en puissance des plates-formes. «Nous devons faire en sorte qu’il y ait plus d’ordres passés par cet intermédiaire», souligne Vincent Cornet. De grosses sociétés de gestion devraient ainsi s’engager dans les prochaines semaines à passer des ordres sur ces plates-formes. Axa IM est déjà active. La Banque Postale AM devrait suivre. Amundi faisait partie des sociétés de gestion présentes à cette première réunion.
L’outil peut en effet se révéler indispensable dans les phases de tension du marché où la liquidité est un véritable problème. «L’objectif est d’aboutir à des standards clairs et précis en termes de technologie, de liquidité et de tarification sur un nombre de plates-formes limité afin d’aller plus vite dans la phase de déploiement et de convaincre les sociétés de taille intermédiaire, aujourd’hui absentes du système compte tenu des frais inhérents, d’y participer», explique Vincent Cornet.
BondMatch, critiquée par certains pour sa connectivité complexe et coûteuse, est en première ligne. Elle pourrait devoir s’adapter. Vincent Cornet se donne jusqu’à juillet pour que ces plates-formes puissent accueillir la bascule des ordres.
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