Oaktree parvient à refinancer le fabricant d’emballages Ileos
La société, reprise fin 2011 à 100% sur fonds propres, a levé 190 millions d’euros de dette bancaire. Le fonds se verse un dividende au passage
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Alexandre Garabedian
La deuxième tentative a été la bonne. Oaktree a annoncé le refinancement par dette bancaire d’Ileos, fabricant français d’emballages pour les industries cosmétiques et pharmaceutiques, dont il avait pris le contrôle en décembre 2011. Après avoir renoncé fin 2012 à lever 225 millions d’euros de dette, la société a trouvé 190 millions auprès de sept établissements. Le «club deal» comprend CA CIB, la Société Générale et UniCredit, épaulés par CM-CIC, Hayfin, HSBC et LCL.
Oaktree avait repris Ileos uniquement sur fonds propres, pour un montant tenu secret mais estimé entre 250 et 300 millions d’euros. A l’époque, le marché de la dette LBO n’était guère flamboyant. «Nous avons préféré attendre car nous étions confiants sur les perspectives de la société, qui avait en ligne de mire plusieurs acquisitions, rappelle Baptiste Vaissié, chez Oaktree. Quitte à structurer la dette, autant le faire sur une base d’Ebitda plus élevée». L’Ebitda, d’environ 45 millions d’euros en 2011, a connu une croissance à deux chiffres l’an dernier à périmètre constant. La société a en outre racheté le groupe américain Le Papillon fin 2012 et les minoritaires de sa filiale au Brésil.
L’échec du premier refinancement est attribué à la faible notoriété d’Ileos auprès des investisseurs et à la concurrence d’autres transactions au même moment. Cette fois, le fonds a opté pour un levier plus modéré – autour de 3 fois l’Ebitda – et a privilégié les banques historiques du fabricant d’emballages. Il a écarté l’option d’un financement obligataire highyield, plus cher et plus difficile à vendre.
«Ileos travaille avec un syndicat bancaire resserré qui l’apprécie et va lui permettre de poursuivre sa croissance organique et externe, explique Baptiste Vaissié. La création de valeur future repose sur la capacité de la société à continuer ses efforts d’innovation et d’excellence opérationnelle, et non sur de l’ingénierie financière. Les futures opportunités d’acquisitions seront un plus».
La dette, 100% senior, se compose d’un term loan de 150 millions d’euros pour moitié amortissable et pour moitié remboursable in fine. Une ligne de crédit renouvelable et une ligne d’acquisition, de 20 millions chacune, le complètent. Un tiers de la dette a été souscrit directement en dollars.Les marges tournent autour de 450 à 500 pb. Au passage, Oaktree se versera un premier dividende de quelques dizaines de millions d’euros.
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