Natixis étudie toutes les options pour son activité de cash actions
Le pôle actions de la BFI de Natixis est dans la balance. «Comme toute l’industrie bancaire, nous sommes face à une décision difficile au sujet du cash actions, a déclaré la semaine dernière Olivier Perquel, responsable de la direction des financements et solutions de marchés de la banque, dans la revue IFR. Le cash actions n’est pas une franchise cœur pour nous, mais nous avons besoin de ce produit pour offrir une continuité à nos clients. C’est une question ouverte pour nous et nous allons l’étudier de près dans les mois qui viennent dans le cadre du lancement de notre prochain plan stratégique 2014-2017.»
Ces déclarations précèdent de peu l’éviction de Jean-Claude Petard, patron de la division actions, révélée par L’Agefi. En poste depuis quatre ans, il avait notamment mené la fusion du courtier Natixis Securities avec le reste du pôle actions de la BFI. Il n’en fallait pas plus pour faire éclore des rumeurs de cession totale ou partielle du pôle.
Dans les réflexions menées sur le futur plan du groupe, «toutes les activités font l’objet d’un plan de développement spécifique. Le cash equities en fait partie, déclare un porte-parole de la banque. L’amélioration durable de sa profitabilité est un des objectifs du plan stratégique. La volonté de Natixis est bien de continuer à assurer à ses clients la meilleure qualité de service sur cette activité tout en restaurant la rentabilité.»
C’est justement là que le bât blesse. «Toute les banques réfléchissent à l’avenir du cash actions, qui perd de l’argent», indique un banquier d’affaires. Nomura s’est fortement recentré tandis que RBS a abandonné l’activité, tout comme Crédit Agricole SA qui a vendu son courtier asiatique CLSA au chinois Citics et l’européen CA Cheuvreux à Kepler. Pour autant, il n’y a aucun mandat de vente pour le cash actions de Natixis, selon plusieurs professionnels du M&A. «Vu le mal qu’a eu le Crédit Agricole à vendre Cheuvreux, un tel scénario ne serait pas une voie facile», estime l’un d’eux.
Le pôle actions de Natixis, qui va au-delà du courtage cash, affiche un produit net bancaire de 415 millions d’euros en 2012, «en repli limité» de 3,3%. Son plan stratégique élaboré en 2009 prévoyait un doublement des revenus sous trois ans, à 525 millions d’euros, mais il avait été bâti dans un autre contexte de marché. L’activité reste inférieure aux 997 millions d’euros générés par les produits de taux, change et matières premières (+16,3% en 2012).
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