Morgan Stanley profite de la volatilité obligataire
Morgan Stanley a annoncé jeudi un bénéfice en hausse de 42% au deuxième trimestre, à la faveur d’une croissance des revenus tirés du trading, des placements et souscriptions de titres et de la gestion de fortune. Le bénéfice (net part du groupe) s’est élevé à 802 millions de dollars entre avril et juin contre 564 millions un an auparavant.
Cette performance reflète, comme pour d’autres grandes banques américaines (Goldman Sachs, JPMorgan Chase …) qui ont également annoncé leurs résultats ces derniers jours, l’embellie des revenus tirés du trading. Morgan Stanley en a profité pour annoncer un programme de rachat d’actions à hauteur de 500 millions de dollars. Calculé par action, le bénéfice net s’élève à 41 cents contre 29 cents l’an dernier. Hors éléments exceptionnels, il atteint même 45 cents, au-dessus du consensus (43 cents). La banque souligne en effet que ses résultats comportent un bénéfice lié à un changement de valorisation de la dette de l'établissement, compensé par une charge liée au rachat du reste de Morgan Stanley Smith Barney, la filiale de courtage que la banque partageait avec Citigroup.
Au total, le produit net bancaire de Morgan Stanley a vivement progressé à 8,3 milliards de dollars, hors impact des variations de valeur de la dette. L’activité de trading et de placements et souscriptions a bénéficié de la remontée des taux d’intérêt. Les revenus tirés de l’obligataire et des matières premières ont bondi de 50% à 1,15 milliard de dollars. La banque a toutefois estimé qu’elle devait atteindre 1,5 milliard de dollars pour couvrir ses coûts du capital en raison de la médiocrité du premier trimestre.
Les placements d’obligations et d’actions ont généré des revenus en hausse de, respectivement, 24% à 418 millions de dollars et 16% à 327 millions de dollars. Le conseil a généré des revenus en hausse de 27% à 333 millions de dollars, en dépit d’une déception sur les fusions-acquisitions. Côté gestion de fortune, les gains ont augmenté de 10% à 3,53 milliards de dollars, soit une marge bénéficiaire de 18,5%. Pour l’avenir, le directeur général James Gorman vise une marge d’au moins 20% d’ici à 2015. Il pense qu’elle peut dépasser 23% si les taux d’intérêt montent et si les conditions des marchés s’améliorent.
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