Morgan Stanley laisse son empreinte dans le financement mezzanine
Morgan Stanley sème à tous vents. La branche de gestion d’actifs de la banque, Morgan Stanley Investment Management, a annoncé avoir clos son premier fonds mezzanine avec 956 millions de dollars de capitaux réunis auprès d’investisseurs institutionnels et sur ses propres deniers. Sous le nom de Morgan Stanley Credit Partners (MS Credit), le fonds sera dédié au financement d’entreprises européennes et américaines de taille moyenne (Ebitda de 20 à 60 millions de dollars), sous formes de prises de participations directes, refinancements de dette, rachats et recapitalisations. 160 millions ont d’ailleurs déjà été investis dans cinq entreprises, avec des montants cible d’investissement modérés, de 20 à 50 millions. MS Credit n’exclut pas de réaliser des partenariats pour des investissements plus importants.
«Il s’agit d’une classe d’actifs très attractive» indique Hank D’Alessandro, qui dirige le fonds. Tablant sur l’effet de levier, MS Credit concentrera ses investissements dans les secteurs de la santé, des technologies, de l’énergie mais restera à l’écart de l’immobilier. Les entreprises moyennes n’ont généralement pas accès aux marchés de capitaux, et sont tributaires des emprunts bancaires, des sociétés d’investissement ou des fonds mezzanine pour couvrir leurs besoins de financements. Or, selon le Wall Street Journal, seulement quatre autres firmes ont réussi à lever plus de 700 millions de dollars pour des fonds mezzanine depuis janvier 2009, et MS Credit est le plus important depuis que Prudential a clos le sien début 2010.
Sous la houlette de Greg Fleming, l’ancien président de Merrill Lynch qui a rejoint Morgan Stanley l’an dernier pour prendre en charge la gestion d’actifs, la banque opère une refonte de ses activités. La mise en place de la règle Volcker pousse nombre de banques américaines dans une course-poursuite à la levée de fonds afin de recentrer leurs activités vers la gestion d’actifs.
La banque a fait part début janvier de la scission de son activité de trading actions pour compte propre qui prendra son indépendance fin 2012 sous le nom de PDT Advisers. Elle vient en outre de recevoir un coup de pouce de sa concurrente JPMorgan, dont les analystes ont retiré leur confiance à Goldman Sachs, qui est selon eux « celle qui a le plus à perdre de la nouvelle réglementation», au profit de Morgan Stanley.
Plus d'articles du même thème
-
Le risque politique sur la tech tétanise Wall Street
Les actions américaines, notamment liées à l’IA, ont légèrement rebondi vendredi mais après une des pires chutes des valeurs technologiques la veille. Les investisseurs se veulent prudents malgré la baisse des valorisations. Les risques sont encore trop élevés. -
« La hausse des bénéfices du S&P 500 devrait surtout compenser des valorisations exigeantes »
François Dossou, directeur de la Gestion Actions Listed Assets chez Sienna. -
Le secteur aérien européen sera contraint de relever à nouveau ses tarifs
La hausse attendue des factures de carburant en 2027 ne pourra être intégralement compensée par de nouvelles économies de coûts.
ETF à la Une
Defiance lance le premier ETF Ucits dédié aux «Sept Magnifiques»
- Crédit Mutuel Arkéa avoue être victime d'une cyberattaque historique
- Jean-Pierre Thomas (TVI) : «Il n’y a pas de dossier Thomas Vendôme Investment mais un dossier Malakoff Humanis»
- La Société Générale supprime des postes dans sa banque de détail et ses services titres
- Pour les banques françaises, la défaite de Donald Trump éclipse une décision de Fitch
- Parvus accentue sa pression sur la gouvernance d’Accor
Contenu de nos partenaires
-
Bras de ferPrimaire, immigration : sous pression, Edouard Philippe accélère
Critiqué pour ses propos sur l'immigration, déstabilisé par le débat sur la primaire, le candidat Horizons a cinq semaines pour s'extirper du piège -
EditorialProgramme de Jean-Luc Mélenchon : on ne pourra pas dire qu’on ne savait pas
Après la publication de son programme et son meeting du Bourget, nous savons exactement ce qui nous attend si le candidat insoumis est élu président de la République -
AffichageProposition d'adoption d'une règle d'or en urgence : le coup de com' de Bardella
Le président du parti à la flamme réclame au gouvernement un projet de loi constitutionnelle pour adopter une règle d’or budgétaire. Objectif affiché : « avoir, dans un délai de quelques semaines, un cadre clair pour faire aboutir le budget 2027 »