Morgan Stanley détrône Goldman Sachs dans un marché des M&A en baisse
Un long règne a pris fin cette année. Pendant douze ans sans interruption, Goldman Sachs a dominé le classement mondial des banques dans le conseil pour les fusions-acquisitions (en termes de volumes d’opérations annoncées), selon Thomson Reuters. En 2009 pourtant, Morgan Stanley, cinquième l’an passé, a mis fin à cette domination, avec 293 opérations (dont les cinq plus importantes au monde) représentant 624 milliards de dollars à son actif sur l’exercice. Goldman ne perd certes qu’une place, avec six transactions et 44 milliards de moins.
Cette nouvelle hiérarchie s’est imposée dans un contexte bien morose, selon le panorama dressé par Thomson Reuters. Les opérations annoncées ont totalisé cette année moins de 2.000 milliards, un tiers de moins qu’en 2008. L’Asie Pacifique hors Japon s’est pourtant distinguée, le volume des offres visant des sociétés de ces pays accusant un repli de 13%, tandis que la Chine s’est révélée être le deuxième investisseur le plus actif dans les opérations transfrontalières, devancée par les Etats-Unis.
Pis, les opérations bouclées en cours d’année dans le monde ont dégagé des commissions en baisse de moitié (-46%) pour les banques, à 18,9 milliards de dollars.
Cruelle preuve supplémentaire que l’activité a été très affectée, ces commissions n’ont, pour la première fois depuis six ans, pas été le principal contributeur aux revenus des banques d’investissement, n’en représentant que 27% contre 47% en 2008. Ce dernier indicateur était pourtant en progression constante depuis 2003. En parallèle, la contribution des commissions perçues sur les marchés d’actions a bondi de 13 points pour s’élever à 35%.
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