Moody’s peine à croire à un « rollover » volontaire pour la Grèce
Le responsable de l’analyse du risque souverain chez Moody’s a estimé qu’un report d'échéance de dettes de la Grèce par des créanciers privés pourrait difficilement être considéré comme volontaire et qu’il constituerait donc probablement un défaut. Il a expliqué qu’une telle option présenterait de notables différences avec l’« initiative de Vienne», prise en 2009 pendant la crise financière en Europe de l’Est, qui avait vu les banques maintenir volontairement leur exposition aux pays en difficulté. «Le problème avec la Grèce, c’est que cela interviendrait très tardivement», a déclaré Bart Oosterveld en expliquant que le risque d’un défaut de la Grèce était aujourd’hui déjà sensible, ce qui n'était pas le cas à l'époque de l’initiative de Vienne. De son côté, le FMI a rappelé que la Grèce avait fait des progrès dans la gestion de sa dette mais qu’elle ne pouvait pas s’offrir le luxe de ralentir les réformes.
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