Moody’s maintient la note Aa1 de la France
La note souveraine de la France a été maintenue à Aa1 avec une perspective négative, a annoncé vendredi soir tard l’agence Moody’s, invoquant la baisse continue de la compétitivité de l'économie française et les risques d’un nouvel affaiblissement de la solidité financière du pays. Elle souligne dans un communiqué que cette faiblesse se reflète dans la hausse de l’endettement public français rapporté au produit intérieur brut (PIB), un ratio qu’elle anticipe au dessus de 95% cette année, après 93,6% en 2013 et 90,2% en 2012.
Le maintien de la note souveraine française intervient quelques jours après que François Hollande a annoncé, lors de ses voeux, le renforcement de sa politique d’allègement des charges des entreprises afin de soutenir la compétitivité et l’emploi. Toutefois Moody’s estime que l’efficacité du «pacte de responsabilité» proposé par le chef de l’Etat seront compliquées par la persistance des rigidités des marchés du travail, des biens et des services et les tensions sociales que risque d’affronter le gouvernement dans ses réformes. Si l’on ajoute que la flexibilité budgétaire de la France reste limitée, cela laisse présager que ses objectifs budgétaires risquent à nouveau de ne pas être atteints, considère encore l’agence de notation.
Après Standard & Poor’s début 2012, Moody’s avait privé la France de sa meilleure note, Aaa, en l’abaissant d’un cran, avant d'être suivie par la troisième plus grande agence, Fitch Ratings. En novembre dernier, Standard & Poor’s a de nouveau baissé la note française d’un cran, à AA avec perspective stable alors que Fitch a confirmé en décembre la note AA+ avec perspective stable. Aucune de ces décisions n’a alors entraîné d’effets négatifs sur les taux d’emprunt de la France sur les marchés, qui ont au contraire établi un nouveau record à la baisse l’an dernier. L’Agence France Trésor a annoncé fin décembre qu’elle s’est financée en 2013 à un taux moyen toutes maturités confondues de 1,54% contre un précédent point bas de 1,86% en 2012 et une moyenne de 4,15% sur 1998-2007.
Plus d'articles du même thème
-
L’OCDE revoit à la marge ses prévisions mais craint un conflit long au Moyen-Orient
L’institution anticipe désormais une croissance de 2,8% cette année avec une forte hausse de l’inflation, dans son scénario central d’une résolution rapide du conflit. S’il dure, la croissance pourrait chuter à des niveaux observés pendant les crises majeures. -
L'activité s'est moins contractée que prévu dans la zone euro en mai
L'indice PMI composite de la région a nettement moins baissé le mois dernier qu'anticipé par une première estimation publiée le 21 mai. La dégradation reste particulièrement marquée en France. -
Tuttle Capital introduit sur la Bourse américaine un ETF dédié à la mémoire IA
Tuttle Capital mise sur un secteur stratégique, sous tension depuis 2025, où la mémoire HBM est le pilier des accélérateurs d’intelligence artificielle.
ETF à la Une
WisdomTree commercialise WDIG pour investir dans les métaux stratégiques clés
- LCL détaille les promesses de son plan stratégique sans parvenir à emballer
- Chez Ardian, une succession au long cours qui n’ose pas dire son nom
- Avec BMW, Airbus et EDF, Mistral AI se déploie dans l’ingénierie industrielle
- Le corpus réglementaire de lutte contre le blanchiment change le paradigme des institutions financières
- TotalEnergies pourrait doublement profiter de la guerre au Moyen-Orient
Contenu de nos partenaires
-
A l’attaqueLes chinois Anta et Li-Ning prêts à tacler Adidas et Nike
Après avoir consolidé leur place sur leur propre marché, les équipementiers chinois prennent pied aux Etats-Unis -
Les Etats-Unis veulent instaurer de nouveaux droits de douane, au nom de la lutte contre le travail forcé
Désavouée par la justice, l'administration Trump souhaite imposer de nouveaux droits de douane de 10 à 12,5 % à une soixantaine de partenaires commerciaux, dont l'Union européenne. Washington leur reproche de ne pas s'attaquer au problème du travail forcé -
Market logicPlacements : ignorez le bruit des tarifs douaniers, les valeurs boursières le feront
Rien n’influence davantage les marchés actions que les surprises. Or, la terreur des tarifs douaniers a perdu son effet de surprise, quoi que décide Donald Trump à l’avenir