Montefiore Investment étudiera en 2011 la levée d’un nouveau fonds
Montefiore Investment réfléchira dès l’an prochain à la levée d’un nouveau fonds, de troisième génération. Bouclé en 2008, pour un montant de 120 millions d’euros, le précédent fonds «est investi à hauteur de 60%. Parallèlement, nous avons réalisé depuis 2008 des opérations de coinvestissement, pour un montant de l’ordre de 70 millions d’euros. La taille du prochain véhicule devrait être proche de cette enveloppe globale d’investissement, à savoir 180-200 millions d’euros», indique à L’Agefi Eric Bismuth, président de Montefiore Investment.
Parallèlement, Montefiore Investment prévoit en 2011 un ralentissement de son rythme d’investissement. «Nous disposons de beaucoup d’opportunités au sein de notre portefeuille, notamment concernant des opérations de build-up», relève le dirigeant, qui ajoute «regarder en permanence plusieurs dossiers». Montefiore Investment intervient via des opérations de capital développement ou de LBO.
En 2010, Montefiore Investment, qui cible, en dehors des coinvestissements, des sociétés comprises entre 15 et 150 millions d’euros en valeur d’entreprise, a réalisé quatre opérations, parmi lesquelles les investissements dans Sofibo et Avenir Santé. Ancien actionnaire de B&B avec Eurazeo, Montefiore Investment est revenu au capital de la chaine hôtelière aux côtés de Carlyle.
«Nous avons investi 100 millions d’euros en fonds propres sur les nouvelles opérations réalisées en 2010, tout en poursuivant le travail sur notre portefeuille avec des opérations de build-up», indique Eric Bismuth. Sur les fonds I (levé en 2005 pour 40 millions d’euros) et II, «la croissance moyenne du chiffre d’affaires de nos participations depuis notre investissement dans chaque société s’élève à quelque 20%, générée à part égale entre croissance organique et croissance externe», souligne le président.
Après deux recrutements réalisés en 2010, portant le nombre d’investisseurs à huit, «nous continuerons à renforcer progressivement l’équipe en 2011. L’idée est à terme de disposer d’une dizaine d’investisseurs, pour un nombre de lignes d’investissement qui restera autour de dix. Le rapport entre personnel et participations est ainsi l’un des plus élevé du secteur», explique Eric Bismuth.
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