MBO Partenaires s’allie à Altios pour soutenir ses PME à l’international
MBO Partenaires passe à la vitesse supérieure à l’international. Après avoir ouvert en 2011 trois bureaux support (Chine, Inde et Brésil), le fonds de private equity a annoncé la création d’une offre en association avec Altios International, destinée à aider ses 40 PME à se développer à l’étranger. «Nous apportons une solution clés en main qui part de l’intelligence stratégique jusqu’au plan de développement opérationnel», explique Eric Dejoie, associé fondateur chez MBO Partenaires.
Baptisée «MBO International Solution», l’offre s’appuiera sur l’équipe de 160 collaborateurs d’Altios, dont le réseau de 15 filiales et de 100 partenaires couvre 80 pays dans le monde. «Cela fait 25 ans que nous accompagnons des entreprises françaises à l’international et nous notons un intérêt de plus en plus fort des dirigeants, car il faut aller chercher la croissance là où elle se trouve», témoigne Boris Lechevalier, dirigeant fondateur d’Altios.
En la matière, les PME françaises affichent un certain retard, puisque 30% à 40% d’entre-elles seraient présentes hors de leurs frontières contre 70% outre-Rhin, souligne Altios, qui a déjà accompagné 3.500 PME et affiche près de 200 filiales sous gestion pour le compte de ses clients. Les PME présentes dans le portefeuille de MBO Partenaires réalisent pour leur part un quart de leur chiffre d’affaires cumulé de 1,7 milliard d’euros à l’export.
Concrètement, MBO International Solution propose la définition d’un plan stratégique de développement à l’international à toutes les sociétés contrôlées par MBO Partenaires. «L’accord entre MBO et Altios prévoit des contreparties financières permettant de déployer la solution de manière systématique», explicite Eric Dejoie. «Dans la phase de déploiement opérationnel, ce sont les entreprises qui prennent le relais pour les prestations sur-mesure», ajoute-t-il.
Parmi ces prestations figurent par exemple la création d’une filiale à Singapour pour le compte du spécialiste des ventilateurs français LMB ou l’audit de l’organisation du groupe agroalimentaire Raynal et Roquelaure. Pour l’heure, environ la moitié des entreprises du portefeuille de MBO Partenaires ont fait appel à la nouvelle offre, déployée en exclusivité sur la zone d’investissement du fonds (France, Espagne, Belgique, Luxembourg et Suisse).
Plus d'articles du même thème
-
L’OCDE revoit à la marge ses prévisions mais craint un conflit long au Moyen-Orient
L’institution anticipe désormais une croissance de 2,8% cette année avec une forte hausse de l’inflation, dans son scénario central d’une résolution rapide du conflit. S’il dure, la croissance pourrait chuter à des niveaux observés pendant les crises majeures. -
L'activité s'est moins contractée que prévu dans la zone euro en mai
L'indice PMI composite de la région a nettement moins baissé le mois dernier qu'anticipé par une première estimation publiée le 21 mai. La dégradation reste particulièrement marquée en France. -
Tuttle Capital introduit sur la Bourse américaine un ETF dédié à la mémoire IA
Tuttle Capital mise sur un secteur stratégique, sous tension depuis 2025, où la mémoire HBM est le pilier des accélérateurs d’intelligence artificielle.
ETF à la Une
WisdomTree commercialise WDIG pour investir dans les métaux stratégiques clés
- LCL détaille les promesses de son plan stratégique sans parvenir à emballer
- Chez Ardian, une succession au long cours qui n’ose pas dire son nom
- Avec BMW, Airbus et EDF, Mistral AI se déploie dans l’ingénierie industrielle
- Le corpus réglementaire de lutte contre le blanchiment change le paradigme des institutions financières
- TotalEnergies pourrait doublement profiter de la guerre au Moyen-Orient
Contenu de nos partenaires
-
A l’attaqueLes chinois Anta et Li-Ning prêts à tacler Adidas et Nike
Après avoir consolidé leur place sur leur propre marché, les équipementiers chinois prennent pied aux Etats-Unis -
Les Etats-Unis veulent instaurer de nouveaux droits de douane, au nom de la lutte contre le travail forcé
Désavouée par la justice, l'administration Trump souhaite imposer de nouveaux droits de douane de 10 à 12,5 % à une soixantaine de partenaires commerciaux, dont l'Union européenne. Washington leur reproche de ne pas s'attaquer au problème du travail forcé -
Market logicPlacements : ignorez le bruit des tarifs douaniers, les valeurs boursières le feront
Rien n’influence davantage les marchés actions que les surprises. Or, la terreur des tarifs douaniers a perdu son effet de surprise, quoi que décide Donald Trump à l’avenir