MBO Partenaires fait ses premiers pas dans les pays émergents
MBO Partenaires joue la carte des émergents. Le fonds français de private equity issu du spin off en 2003 de l'équipe d’Initiative & Finance et qui gère désormais 450 millions d’euros via 3 fonds investis dans des sociétés situées en France de taille petite ou moyenne, vient d’ouvrir ses premiers bureaux en Chine et Inde, avant une prochaine implantation au Brésil. Cette opération se fera en partenariat avec son homologue italien Cimino & Associati Private Equity (CAPE), qui possède déjà les structures et des effectifs de cinq personnes à Shanghai, de trois personnes à Bangalore. Deux autres sont en cours de recrutement pour monter le bureau à Sao Paulo. Cette association permettra d’avoir des coûts d’implantation nuls et des frais opérationnels partagés à parité et de mutualiser ainsi les risques.
Après MBO Capital et MBO Capital 2 qui avait permis de lever 270 millions d’euros et d’atteindre une part de marché de 10% sur l’ensemble des transactions ayant une valeur d’entreprise inférieure à 75 millions d’euros, MBO Partenaires a bouclé l’année dernière sa troisième levée de fonds en 8 ans : 180 millions d’euros auprès d’un large groupe d’investisseurs français, européens, nord-américains et australiens. Dans le cadre de ce mandat, la société espère assurer un relais local pour les sociétés partenaires du fonds, optimiser la gestion des coûts et développer de nouveaux projets de croissance. La gamme de services fournis est large : gérer la relation avec les fournisseurs locaux, mais également les coûts et la qualité des services fournis, assurer le développement commercial, l’implantation et la création de nouvelles usines de production.
Pour l’heure, il s’agit d’ouvrir ou de développer les exportations des sociétés françaises dans lesquelles le fonds est investi vers les pays émergents afin de leur faire franchir une taille critique, permettant d’améliorer la performance du fonds, qui affiche pour le moment un multiple de 3 à la revente. Cependant, le fonds étant spécialisé dans les sociétés à faible capitalisation (entre 5 et 75 millions d’euros), on ne peut s’empêcher de penser qu’il puisse être tenté d’utiliser son implantation locale pour lancer, à terme, un fonds d’investissement dans des «pépites» chinoises, indiennes ou brésiliennes. Un pari qui permettrait d’améliorer la sélection des entreprises et la gestion du risque.
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